Les films disparus, oubliés, improbables, ou qui ont eut des parcours éclairs, comme des reconnaissances tardives.
Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.
Dans le grenier, des films opportunistes avec trois francs six sous.
Datant de 2021, ce "Covid-21 Lethal Virus", est le pur produit d'un cinéma indépendant de seconde zone, qui n'hésite pas sauter sur l'actualité pour vendre du film catastrophique. Film réalisé par Daniel Hernández Torrado, il s'agit d'un produit espagnol qui nous fait suivre une scientifique qui va essayer de trouver le remède miracle à un virus libéré par accident et qui transforme les individus en.... oui, encore ! Des zombies.... Mais évidemment, quand il n'y a ni le talent, ni les sous, on ne peut s'attendre qu'a un film de seconde zone, réellement un nanar des temps modernes, parce qu'il en faut bien de temps en temps, pour se rappeler les niveaux de qualités d'un film.
Dans le grenier, des films qu'on appelait "vigilant" dans le style.
Les années 80 ont été riches en films de guerre, de vengeance, parfois considérés à l'époque comme ultra violent. En 1980 sortait ce "The Exterminator", dont on a vu dans les Films du Grenier, le second opus qui sera réalisé en 1984. Ici, sous la réalisation de James Glickenhaus, c'est l'histoire d'un vétéran du Vietnam, qui en a bavé durant sa captivité, qui se retrouve quelques années plus tard avec l'un de ses compagnons de fortune, à travailler comme gardien dans un entrepôt. Un jour, un gang tente de voler de la marchandise. Mais son comparse et lui même feront faire volte face le gang, qui malheureusement, plus tard trouvera et massacrera le compagnon de notre personnage principal qui, je vous le donne en mille, va évidemment, jouer les justicier. Sorti également en salle en France, sous le titre de "Le Droit de Tuer", ce film rapportera beaucoup d'argent, par rapport à son maigre budget justement dans une exploitation à l'internationale qui encore, à cette époque, n'était pas trop exigente en matière de qualité, alors qu'aux USA, le marché de la vidéo faisait déjà pas mal de ravage au marché du cinéma d'exploitation. Sa suite de 1984 n'aura pas la même chance, ni le même accueil, puisque relégué au marché de la vidéo.
Dans le grenier, des films de genre, spécifiques et musclés.
Aux USA, très rapidement, le cinéma s'est emparé de l'un des éléments culturelles de l'amérique, j'ai nommé, la voiture. Plus particulièrement ce qu'on appel aux USA les "muscle cars", voitures rapides, gros cube, grosse puissance, et donc, prêtent à faire de la course. Rapidement considéré comme une incitation à la vitesse, ce genre de film finiront par commencer à décliné dans les années 80, après un dernier soubresaut dans les années 70 avec des classiques comme "60 minutes gone", ou "Drivers", ou encore la série des "Cannonball" sans oublié évidemment, le deuxième film de Lucas, "American Graffiti" qui était tout aussi un hymne aux grosses voitures customisées et gonflées à bloc. Mais revenons en 1967, année de ce "Thunder Alley" réalisé par Richard Rush qui nous fait rentré dans le milieu des courses de l'époque, ou la sécurité était souvent le moindre soucis de ces fanatiques de la vitesse et de la course. L'histoire d'un pilote qui, témoin du crash d'un concurrent, se retire de la course, mais tombant rapidement dans l'ennuis, va trouver un jeune qui en veut, et le former à devenir un pilote de course. Film qui est celui d'une époque ou il était encore un sport de passionnés, loin de ce qu'aujourd'hui, sont devenu les Nascar, et autres courses encadrées et sous licences, machine à frics qui ne servent plus que de divertissement, ni plus ni moins.
Dans le grenier, des films en guise d'expérience assumée
En 2009 le réalisateur R.W. Goodwin, décide de faire un petit film indépendant de SF, mais en reprenant les styles et les codes des années 50. Un pur film de série B comme à l'époque, avec un surjeu volontaire, des effets spéciaux kitchs, donnant ainsi à ce film une forme anachronique comparativement aux films d'aujourd'hui, complétement assumé. Bien sûr, ce film ne connaîtra pas les salles de cinéma et sera directement exploiter en vidéo, et encore, dans de rares éditions. Un film dont le réalisateur à souvent expliquer avoir voulu rendre hommage a tous ces films de SF des années 50, avec des références et clin d'oeil totalement voulu.
On peut s'appeler Steven Spielberg, et être le réalisateur le plus bancable du monde, on en a pas moins quelques films que le grand public à oublié. 1945, Sugarland Express, Always, ou même L'Empire du Soleil. En 2012, Spielberg souhaitait rendre hommage à l'heure ou l'amérique est encore celle d'Obama, à l'un des plus célèbre président des Etats Unis d'Amérique, Abraham Lincoln. Même si le film recevra une promotion évidemment de taille, et que le film remportera une recette très confortable, la critique fut assez mitigé, tant en réalité, le film fait une part belle à des acteurs de taille, mais oubliant un peu une narration plus rythmé comme on la connaissait chez Spielberg. Beaucoup diront que si le film n'était pas estampillé Spielberg, peut être il n'aurait pas eut autant de succès, car le réalisateur porta son champ sur la lutte de Lincoln pour faire passer ce qui deviendra le 13ème amendement et l'abollition de l'esclavage.
Dans le grenier, des films qui voulait suivre le pas.
Remontons encore le temps pour l'année 1954, avec ce film américain réalisé par Michael Curtiz et qui arriva à une époque ou Hollywood renouait avec le film épique, grand spectacle. Et ce "The Egyptian", sera le premier grand film de la Fox de cette époque, qui finira par les deux grands classique 5 ans plus tard qui auront nettement plus de succès que ce film. Je veux parler évidemment des 10 Commandements et de Ben Hur. Mais ce Egyptien sera surtout l'une des productions innombrables d'une certain Daryll Zanuck qui depuis les années 20 jusqu'en 1969, produira et écrira même plusieurs films. Ici, il s'agit d'une adaptation d'un roman de Mika Waltari sur la vie d'un jeune médecin aventureux que le hasard va mettre sur la route du pharaon, qui l'honorera d'un rang, qui attirera aussi les convoitises d'une courtisane. Un film qui ne rencontrera pas un succès digne de ce nom pour un tel film du fait sans doute que si l'on prévoyait de grandes têtes d'affiches, comme Brandon ou Douglas, ce seront finalement Gene Tierney, et Victor Mature, qui accompagneront la tête d'affiche à Jean Simmons. Mais et surtout, ce film sera aussi le premier de la Fox, à être tourner dans un nouveau standard qui s'imposera par la suite durant plusieurs décennies, le format large grand écran couleur, le "Cinémascope". L'occasion donc de se replonger dans une époque qui sera ici, pour vous, dans une version française.