Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.

samedi 11 juillet 2015

EVIL DEAD (1981)


Dans le grenier, des films cultes, pour connaisseurs, mais oubliés des nantis. 


Au début des années 80, émergea un certains nombres de réalisateurs qui firent par la suites de grandes carrières. En 1981, prêt de Morristown, dans le Tennessee, s'achève le tournage d'un des films marquant dans le genre horrifique, voir gore. "Evil Dead". Réaliser par Sam Raimi, c'est entouré d'une bande de potes, de son frère Ted, et de la contribution d'un certains nombres de gens comme Irvin Shapiro, le producteur, ou indirectement Joel Coen avec qui Raimi deviendra amis, qu'Evil Dead deviendra après quelques mois de gestation, un véritable phénomène dans le milieu du fantastique. Des démos de quelques rushs dans quelques festivals, et de projections privilégiés pour des personnalités du genre tels que Stephen King, Evil Dead était une expérience filmique faite de rien, mais mettant à contribution toutes l'improvisation et la débrouillardise d'une équipe de passioné. Artisanal, un véritable phénomène mondial allait naître autour de ce film qui pourtant aura des débuts très difficile. Car a cette époque, peu de cinéma exploiteront ce film, surtout quant il sera estampillé d'interdiction aux moins de 16 ans, voir 18 ou équivalent dans certains pays. Car l'horreur est au bout de la pellicule. Mais avec une dose d'humour. Car Sam Raimi va comme qui dirait inventé le gore burlesque, héritier de "grand guignol" de la tradition française de l'horreur, avec bon ou mauvais goûts. Tous comme le fera Peter Jackson dans sa Nouvelle Zélande natale avec des films tels que Bad Taste ou Braindead. Mais ce qui marquera aussi la profession avec ce film, c'est son budget et le résultat à l'écran. L'ingéniosité, la débrouillardise, le bricolage, feront oublié le budget ridicule de 400 000 dollars, budget final d'un montant qui avait commencer à l'époque avec seulement 90 000 dollars. Le talent de Raimi est d'avoir d'une part, eut une approche inventive pour compenser le manque de moyen et donner un résultat à l'écran des plus saisissant, et d'autre part, d'avoir su canalisé des passionnés, des professionnels dans un projet qui en finalité, rapportera des millions de dollars. Inutile de rappeler l'histoire car même encore aujourd'hui, les séries de slash movies pour ado partent du même postulat d'une bande de jeune, voulant passer quelques jours dans une cabane en pleine nature, isolée de surcroît, et ou il va ce passer des choses effrayantes. Et effrayant ne fut pas un bien grand mots à l'époque car le rythme du montage, les effets en cascades, et la boucherie qui s'en suivra, amènera Evil Dead à un niveau supérieur des films d'horreur, comme le fut Massacre à la Tronçonneuse quelques années plus tôt. Un film qui à laisser un héritage a toute une génération. Tous d'abord, le personnage de Ash William, qui collera à la peau de l'acteur Bruce Campbell, dont cette notoriété l’amènera finalement à assumer son statut d'acteur de série B (tout en faisant toujours une apparition dans les films de Raimi), dont il s'amusera même avec son film "Appelez moi Bruce". Ensuite, le fait de ne plus hésiter à jouer avec les angoisses du spectateur, avec à la fois l'image, mais aussi le son, qui était loin d'être de la stéréo, mais mettait déjà le point d'honneur à être en droite ligné avec ce qu'avait déjà innové Hitchkock dans Psycho. Puis enfin, d'avoir ajouter cette dose de second degré rendant finalement le film totalement surréaliste mais au combien efficace. Après un passage à Cannes en 82, le film entrait au panthéon des films de genre, grâce et surtout à la vidéo, ou en France, lors de l’avènement des premiers vidéos clubs au milieu des années 80, fut l'une des éditions les plus louées. Evil Dead permit une notoriété à son réalisateur, qui par la suite confirmera sa patte dans une seconde version du film, plus commerciale réaliser en 1987, puis dans un Darkman avant de replonger dans un Evil Dead 3 en 92, avec beaucoup plus de moyens. Des tremplins qui lui permettront d'avoir l'honneur de remettre à l'écran Spiderman avec au combien l'enthousiasme des fans, qui sera un succès mondial, et lançant de ce fait avec entre autre, les Xmen, les franchises d'adaptation de comics issues pour la plupart des DC Comics et Marvel. Sam Raimi qui depuis plusieurs mois avait laisser entendre qu'il reviendrait sur Evil Dead, ce qui n'était pas forcément évident dans la mesure ou les trois films, était la propriété de trois productions différentes. Mais des accords furent trouver afin de remettre le plat, et ainsi revenir aux origines, pour un remake de ce même Evil Dead, plus de 30 ans après, qui sera sur les écrans en 2013, mais sans convaincre outre mesure le public. Ce sera en fait le retour du personnage de Ash, dans une série télé, qui relancera la franchise.


Directed bySam Raimi
Produced byRobert Tapert
Written bySam Raimi
StarringBruce Campbell
Ellen Sandweiss
Hal Delrich
Betsy Baker
Sarah York
Music byJoseph LoDuca
CinematographyTim Philo
Edited byEdna Ruth Paul
Production
company
Distributed byNew Line Cinema
Release dates
  • October 15, 1981(premiere)
  • January 17, 1983(United Kingdom)
Running time
85 minutes[1]
CountryUnited States
LanguageEnglish
Budget$350,000–400,000
Box office$2.6 million

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire