Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.

jeudi 16 février 2017

IDIOCRACY (2006)

Dans le grenier, des films peu distribués, peu soutenus, mais qui par le bouche à oreille, par la vidéo, finissent par devenir cultes, voir viraux.


S'il est des films qui sont inconnus du grand public, mais qui pourtant, son mondialement connus de cinéphile, "Idiocracy" est sans doute la référence. Datant de 2006, ce film est un peu le bébé de Mike Judge qui en est non seulement le réalisateur, mais aussi le producteur, et le co scénariste avec un certain Ethan Cohen. Autant dire, déjà, du solide. Mais le sujet étant clairement affiché comme étant une caricature très très très tiré d'une partie de la société américaine, cela n'a pas donné confiance aux distributeurs de vraiment promouvoir ce film. Car il s'agit là d'une comédie sur la forme, mais qui est un cri d'alarme sur le fond. En effet, l'histoire commence par un comparatif entre la proportion et la capacité de reproduction des gens instruits, intelligent, bonne situation, et celle des populeux, des bouseux, des bas de plafonds, qui au final, pourrait supplanté en population celle instruite. Puis arrive notre personnage, un glandeur de l'armée, planqué dans ses archives, qui est sélectionné avec une prostitué pour une expérience de cryogénisation d'une durée d'un an. Sauf que le responsable de ce projet, n'a fait les choses totalement dans les règles, et est arrêté et emprisonné. Projet secret, plus personne ne se souvient de nos amis dans leurs caissons. 500 ans plus tard, alors que son caisson bascule depuis le haut d'une montagne de déchets pour se retrouvé dans l'appartement d'un pauvre type, notre héro ce fait viré par se même type, plus attiré par son émission télé que par le fait qu'un caisson vient de traversé sa baie vitrée. Notre homme tente de retrouver ses esprits et comprendre ce qu'il lui arrive. Mais petit a petit, même en tentant de se rendre dans un hopital, il trouve que les gens sont abrutis. Abrutis, bêtes, idiots, comme lobotomisé du cerveaux. Mais alors qu'il passe devant un médecin qui en effet, lui aussi n'est pas du tous conventionnel, il s'aperçoit qu'il est en réalité en 2505. Dans une amérique qui a considérablement changée, ou tous ses habitants sont des légumes, idiots, abreuvé de boisson à électrolyte, mangeant dans des restaurants qui s'appel "Butt Burger", ou regardant a longueur de journée une série ou un type se fait brisé les coucouniettes. Notre héro va essayé de trouver une solution pour retourné dans son époque. Mais vu l'état du pays, de sa population, et du niveau intellectuel atteint, ce n'est pas gagné. Et c'est dans cet environnement que le héro va évolué, mais non sans retrouver  finalement quelques éléments qui sont ceux qu'on retrouve déjà dans la société américaine d'aujourd'hui, et que nos deux scénaristes ont carrément accentuer a leurs extrêmes. En réalité, le film est devenu viral par ceux qui connaissent bien la société américaine consumériste et qui y retrouvent ici ces visages les plus accentués. Clairement visé, l'abrutissement de masse, la pensée unique, le conditionnement à l'extrême, au point que dans cette société, on tente d'arrosé les cultures avec du Brawndo, une boisson énergisante issue d'un consortium méga puissant qui a quasiment la main mise partout. Un film qui a déjà 10 ans, mais qui reste d'actualité tant on retrouve des travers qui sont tellement vrai, même si cela reste une caricature très accentué, mais qui n'est pas totalement dénué de sens, surtout si l'on considère que dans 500 ans, si nous nous laissons envahir par les multinationales américaines, cela ne pourrait pas être uniquement que de la science fictions. Bien sur, on retrouve beaucoup de thématiques dans la construction de l'environnement issues des sociétés dystopiques à la Orwell et Huxley. On peu donc comprendre que le film n'a pas eut beaucoup de soutient aux USA, si ce n'est dans les milieux du cinéma indépendant. Le film fut un échec commercial mais sera un succès en vidéo, et reste aujourd'hui encore une référence pour connaisseurs.
Directed byMike Judge
Produced by
  • Mike Judge
  • Elysa Koplovitz
  • Michael Nelson
Written by
Starring
Narrated byEarl Mann
Music byTheodore Shapiro
CinematographyTim Suhrstedt
Edited byDavid Rennie
Production
company
Ternion
Distributed by20th Century Fox
Release date
  • September 1, 2006
Running time
84 minutes
CountryUnited States
LanguageEnglish
Budget$2–4 million
Box office$495,303

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