Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.

vendredi 14 août 2026

DISCLUSURE DAY (2026)

 

DISCLOSURE DAY est un film américain réalisé par Stephen Spielberg, datant de 2026 avec Emily Blunt, Josh O'Connor, Colin Firth, Eve Hewson, et Colman Domingo.

L'Histoire de Daniel Kellner qui semble avoir voler des tonnes de document classifier depuis sa position dans la compagnie de sécurité cybernétique Wardex. Pourchasser, il ne sait pas encore que Margaret Fairchild, miss météo sur une chaîne de télé de Kansas City, va le retrouver après moultes péripéties, duent à un oiseau Cardinal qui un matin, rentre dans son appartement et déclenche semble t-il chez elle, un comportement étrange, qui va se révélé évidemment suspect pour la Wardex, ou son patron Noah Scanlon est prêt à tout pour empêcher la détermination d'un groupe qui aide justement Daniel et Margaret, de déclencher, la grande révélation....

Film qui va bénéficié d'une com efficace, d'autant plus que Spielberg qui revient sur les extra terrestre, forcément, ça ne peut qu'attirer les foules. Mais voilà, le film est à mon goût très simpliste, voir abordant le sujet avec un scénario naïf et bourré d'incohérences. Oui, le film bénéficie d'une période plutôt riche en soit disant révélation récente sur les phénomènes OVNI mais là encore, on n'est absolument pas dans un aspect scientifique mais presque mystique, avec un message de fond qui n'écarte pas dieu ni sa création "sur Terre". Car la glissade est évidemment très assumée de ne pas remettre en question dieu, mais de bien l'intégrer à toute la légende qui tourne autour de ce phénomène. Même si malheureusement, encore une fois, le film repose sur des éléments d'ufologie fantasmée et non réellement crédible aux yeux des connaisseurs. En fait Disclosure Day enfonce encore plus le clou sur tous les fantasmes alimentés par le gouvernement américain depuis des lustres, et n'imagine ni ne propose rien de réellement nouveau. A vrai dire, Rencontre du Troisième Type reste encore plus crédible que ce film qui a fâcheuse tendance a surfer sur un phénomène sous un aspect relativement complaisant de la culture populaire. Mais le film reste plaisant, dynamique, avec du suspens, avec en prime des plans très beaux et très recherchés (sans doute l'usage de drone pour une telle fluidité dans des plans séquences).

OBSESSION (2026)

 

OBSESSION est un film américain réalisé par Curry Barker, datant de 2025 avec Michael Johnston, Inde Navarrette, Cooper Tomlinson, Megan Lawless et Andy Richter.

L'Histoire de Bear, jeune homme sympathique mais clairement peu sûr de lui, qui aimerait pouvoir exprimer ses sentiments à Nikki. Mais un soir, la raccompagnant, elle tend la perche mais trop timide, Bear rate le coche. Alors pour se donner de l'espoir il brise un "One Wish Willow", une barre censée exhausser un voeux, même s'il n'y croit évidemment pas, en faisant le voeu que Nikki n'aime que lui. Erreur, Nikki va devenir entreprenante, omni présente, jalouse, possessive....

Petit film qui fit sensation au festival de Toronto en 2025 et qui va vite suscité l'attention de distributeurs internationaux, qui vont avoir eu le nez fin car la sortie en 2026 dans les salles américaines vont exploser les compteurs, s'offrant même une recette qui dépassera celle du blockbuster Mandalorian. Pour un budget d'à peine 1 millions de dollars, le film engendrera presque 300 millions en quelques semaines après sa sortie, sans compter qu'au moment de cette critique, le film est encore en exploitation en Europe. Méga succès en effet pour un film efficace, avec aussi l'étonnante Inde Navarette dans le rôle de Nikki qui arrive a devenir tellement flippante que sa prestation va sans doute lui ouvrir les portes de projets plus ambitieux. Quand au réalisateur, évidemment qu'il va pouvoir faire maintenant ce qu'il veut, étant sans doute le réalisateur le plus bankable de l'année.

Bande Annonce : https://youtu.be/xJYoN-fX2j0?si=9R0ecDjbIlY3E7rG

BACKROOMS (2026)

 

BACKROOMS est un film américain réalisé par Kane Parsons, datant de 2026 avec Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve.

L'Histoire de Clark, gérant d'un magasin de meuble paumé dans un centre commercial ouvert quasiment abandonné. De formation architecte, Clark consulte une psy, Mary, ou ils essayent ensemble de trouver une issue à la condition de Clark qui a tout perdu, femme, enfant, maison, à cause de l'alcool. Mais un soir, suite a un soucis électrique, Clark est intrigué par ce qui se passe dans le sous sol. Là il va découvrir un passage. Un passage vers un réseau de salles aux allures de pièces de bureau mais qui au fur et à mesure, deviennent étranges, curieuses, intrigantes, mystérieuses....

Film qui est l'aboutissement de cet univers bizarre créé par le réalisateur lui même sur le web. Backrooms est une sorte d'allégorie des complexités de l'esprit humain, à la fois cohérent comme désordonné, ou s'y cache les peurs et les craintes. Le concept de Backrooms est une univers extensible ressemblant à un labyrinthe observé par une compagnie qui cherche à en percer les mystères, non sans des incidents lorsque cette univers ouvre des portes dans le monde réel. Et toutes personnes qui y pénètrent y laissent en fait une empreinte que la backrooms développe, crée, non sans des imperfections et discordances, un peu comme un IA qui parfois nous génère des images avec des détails incohérents. Le concept avait déjà donner un moyen métrage sur le web en 2019 qui avait littéralement fait le buzz. Mais au final, dans ce délire presque métaphysique, le réalisateur perd un peu le spectateur dans des séquences longues, ou l'on a parfois l'impression qu'il étend encore plus le mystère sans donner de code au spectateur qui à un moment peut se sentir perdu. Et la réalisation manque parfois de dynamisme pour vraiment accrocher le spectateur qui peut vite se perdre et finir par s'ennuyer. Ca n'a en revanche pas empêcher le film de faire l'un des meilleurs démarrages pour un premier long métrage qui seulement avec 10 millions de budget, a accumulé au box office 262 millions, en faisant l'un des meilleurs rapports de l'histoire avec son concurrent en salle "Obsession", lui aussi avec un budget ridicule.

Bande Annonce : https://youtu.be/0HjdiohVOik?si=gkb0MDB1NPPZuvhB

CITIZEN VIGILANTE (2026)

 

CITIZEN VIGILANTE est un film germano croate réalisé par Uwe Boll, datant de 2026 avec Armie Hammer.

L'Histoire d'un businessman américain installé en Europe - pas de pays précisé - qui en parallèle de ses activités hérité de son ex-père, opère aussi comme une sorte de justicier qui commence a défrayer la chronique.

Film polémique qui finira par être interdit de diffusion en Allemagne. Car si en effet le film a l'allure de son réalisateur, Uwe Boll, un abonné aux films à bas coûts souvent destinés au marché du "direct to video" c'est à dire un mauvais réalisateur, le film se positionne dans un créneau rare de nos jours c'est à dire le film dit "vigilante" dont le genre est rester dans les bas fonds de ces films de seconde zone. Mais ici, le film assume le fait de s'inspirer d'un fait divers pour vendre une idée de ces populations ensauvagées, ou le conflit civilisationnel est désigné comme l'un des maux de nos société. Alors forcément, le film est déjà étiqueté de raciste, film de facho par les biens pensants et gauches européennes. Si le film tente un style narratif non linéaire, c'est clairement mauvais, mal dirigé, plein d'incohérences. Je dirais que ses films précédents tels que Rampage 1 et 2 ou même Assault in Wall Street qui étaient un peu dans le même état d'esprit de vengeance, de justicier, sont bien plus meilleur. Mais le film fait son buzz à cause de ces scènes qui suscitent évidemment une forme de fantasme dans l'inconscient collectif le plus inavouable.

Bande Annonce : https://youtu.be/fVxmjwaPEFU?si=cTxzVLskB5DF7y2A

CHIEN 51 (2025)

 

CHIEN 51 est un film français réalisé par Cédric Jimenez datant de 2025 avec Gilles Lellouche, Adèle Exarchopoulos, Louis Garrel, Romain Duris, Valeria Bruni Tedeschi et Artus.

L'Histoire dans un futur proche d'un policier qui va se retrouver combiné avec une autre policière sur une enquête concernant le meurtre d'un patron d'une société qui a mis en place en collaboration avec l'état d'Alma. Une intelligence artificielle chargée d'assister la sécurité de la capitale en particulier depuis des émeutes graves qui ont pousser a diviser la ville en secteurs pour bien délimiter et séparer des catégories sociales distinctes. Mais qui ont aussi générées des inégalités sociales qui menacent de plus en plus la classe dirigeante.

Film de SF soft tant on est loin d'un Paris futuriste dans l'absolu, du fait d'un univers dont on voit clairement la création digitale. Au delà de ce détail, le film manque de profondeur sur le sujet de fond de l'histoire qui touche l'IA. Le film n'est pas sans rappeler quelque peu I Robot avec Will Smith, même si ici on voit quelques lacunes au niveau du scénario, qui arrive a être palier par deux acteurs qui prennent suffisamment d'envergure dans leurs personnages pour rendre le film sympathique, sans être prétentieux.

Bande Annonce : https://youtu.be/bH20qChgRpM?si=5vd5FBi4BVQvPQqS

MICHAEL (2026)

 

MICHAEL est un film américain réalisé par Antoine Fuqua datant de 2026 avec Jaafar Jackson, Juliano Valdi, Nia Long, KeiLyn Durrel Jones, Laura Harrier, Jessica Sula, Mike Myers, Miles Teller, et Colman Domingo.

L'Histoire du jeune Michael qui par la force de son père devient le chanteur du groupe qui s'appellera par la suite les Jackson Five. Mais Jo Jackson, le patriarche, mène la famille d'une poigne de fer non sans parfois être violent avec le jeune Michael. Les années passent et le succès vient à point pour mettre la famille à l'abris. Mais Michael est inspiré, créatif, et veut son album solo. La légende commencera alors à s'écrire non sans voir Michael être de plus en plus en opposition avec son père, professionnel jusqu'au bout des doigt, mais commencer aussi à s'isoler du monde des adultes, restant très souvent plus en accord avec les enfants.

Le fameux biopic tant attendu est à la fois modeste et relativement honnête sur le caractère et la personnalité de l'artiste comme de l'homme. Antoine Fuqua réussit une réalisation sobre et fidèle à la fois, rendant ce film abordable pour tout public, n'en faisant pas un chef d'oeuvre dans l'absolu mais rendant hommage à un artiste trop tôt disparu. Le film est aujourd'hui le plus gros succès en tant que biopic de l'histoire du cinéma, donnant évidemment un feu vert à la seconde partie, puisque dans ce film nous suivons l'évolution depuis les premiers concerts des Jackson Five, jusqu'à la sorti de l'album Bad. N'est pas encore aborder évidemment les déboire judiciaire qui seront dans la seconde partie, comme l'annonce de son mélanome. A noter que le rôle principal a été donner au propre neveu de Michael Jackson, Jaafar Jackson, fils de Jermaine Jackson et qui arrive a nous faire une proposition relativement crédible.

Bande Annonce : https://youtu.be/3zOLzsbOleM?si=x7bepGJg5_avZwon

L'AFFAIRE BOJARSKI (2026)

 

L'AFFAIRE BOJARSKI est une film français réalisé par Jean-Paul Salomé, datant de 2026 avec Reda Kateb, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon et Pierre Lottin.

L'Histoire d'un réfugié polonais qui se fera connaître comme faussaire de talent pendant l'occupation pour créer des faux papiers. A la fin de la guerre, il tente de trouver des investisseurs pour certaines de ses inventions, mais peine perdu, son origine polonaise n'aide pas dans la France d'après guerre. Alors il accepte de travailler comme graveur pour frapper de la fausse monnaie. Mais une descente de police met un terme au trafic. Seul Bojarski réussit à s'en sortir, et finalement, commence a créer des faux billets, seul, et non sans avec beaucoup de talent rendant très difficile l'identification de ses faux.

Film simple, efficace, qui nous conte cette histoire vrai d'un faussaire qui a défrayé la chronique de son époque. Et c'est là le problème de ce film c'est qu'il nous conte l'histoire d'un personnage que personne ne connait aujourd'hui, et que seul les gens de cette époque peuvent éventuellement se souvenir. Malgré çà le film est honnête, simple, brillamment mise en scène avec toujours Reda Kateb excellent, l'un des meilleurs acteurs de sa génération.

Bande Annonce : https://youtu.be/lz4trma4mCU?si=MuJILodz2D66PWUc