Les films disparus, oubliés, improbables, ou qui ont eut des parcours éclairs, comme des reconnaissances tardives.
Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.
Dans le grenier, des films qui ne payent pas de mine.
Fading of the Cries est un petit film fantastique indépendant, qui prend comme histoire, la lutte d'un jeune homme contre un être maléfique qui c'est emparer de sa petit ville. Armé d'une épée magique, il va protéger la jeune Sarah et tous deux, tenter de retrouver l’amulette que possédait l'oncle de celle-ci, avant que le démon ne s'en empare et commencer sa conquête du monde. Un film datant de 2011, produit, écrit et réaliser par Brian Metcalf, ce petit film tente de casser les codes filmiques classiques des films fantastiques à destination des ados. Une réalisation efficace, même si l'histoire traîne un peu dans le nian nian, et avec des acteurs qui ont tendances a surjouer un peu trop. Mais un bon petit film néanmoins, pour les adeptes des Twilights et consort, surtout venant de réseaux indépendant.
"Blade Master" est un film datant de 1984, et était à l'origine sous le titre de "Ator L'invincible 2". Issue d'une franchise né dans les années 80, on doit ce personnage d'Ator au réalisateur italien Joe d'Amato, qui pour le compte du cinéma italien, créa ce personnage pour surfer sur la tendance Heroic Fantasy, comme bon nombre de film spaghetti des années 80, voulant profiter de la vague Conan. Film qui introduisit les même codes que dans le Conan de DeLaurentis, avec une réalisation de moins bonne qualité. Miles O'Keeffe, l'acteur principal, campera le personnage dans la série, qui sera terminer en 1986 avec Iron Warrior. Comme bon nombre d'acteurs inconnues à l'époque, il était une vitrine par le nom, pour vendre le film à l’international, comme un film aux semblants américains. Un acteur parmi tant d'autres, qui firent les joies du cinéma italien, alors qu'ils étaient pour la plupart, d'origine américaine et totalement inconnues dans leurs pays. Un film qui est à l'image de son réalisateur, qui fit un grand nombre de film, d'assez médiocre mise en scène , et d'une facture qui reflète les moyens limités, comparativement a ce que pouvait posséder les productions américaines, qui ne furent pas en reste, en coproduisant certains de ces films, alors que le cinéma italien proprement dit était déjà en piteux état. Ce genre de film fut d’ailleurs décrié comme étant les souffres douleurs des critiques européennes, voyant là une "américanisation d'un cinéma qui avait donné des grands noms au cinéma européens entre les années 50 et milieux 70. Joe Damato tirera néanmoins son épingle du jeu car par la suite, il travaillera un certain nombre de fois pour des productions de série B américaines. Ce film reste néanmoins une expérience filmique pour qui ne veux rien raté du moins bon, jusqu'au pire.
Dans le grenier, des films de grands réalisateurs qui n'ont pas forcément que des succès.
Non pas un mauvais de sa série mais simplement parce que l'un des moins connu pour les non cinéphiles. "Always", date de 1988 et fut en fait un remake d'un autre film datant de 1943 sous le titre "A Guy Named Joe" avec Spencer Tracy. Le thème reste le même, seul le contexte change, car là ou dans l'original, le personnage principal, pilote de la RAF, meurt durant la seconde guerre mondiale, dans la version de Spielberg, il s'agit d'un pilote d'avion de lutte contre les feux de forêt. Mais l'histoire reste universelle ou comment un homme tente de convaincre sa femme de continuer à vivre, en étant comme une sorte de fantôme que personne ne voit ni entend. Un drame romantique diront nous, qui trouve toujours sa clientèle, et qui trouvera surtout un public plutot féminin, dans la ligné des films du genre, à l'image de Ghost. Occasion aussi pour Spielberg de retravailler avec Richard Dreyfus, avec qui il avait déjà collaboré sur les Dents de la Mer, et Rencontre du Troisième Type. Occasion également de retrouver la grande Audrey Hepburn qui fit là l'une de ses dernières apparition au cinéma dans un rôle d'ange. Mais une fois le succès retombé, le film rentrera dans le placard des distributeurs, qui finalement ne le laisseront que très rarement ressortir, que cela soit en DVD ou en droit audiovisuel. Du coup, le film est tombé dans l'oublis, et même encore aujourd'hui, on a du mal a se souvenir que c'est un film de Spielberg.
Dans le grenier, un film qui n'eut pas les faveurs du public et qui pourtant, mérite un petit détour pour compléter plus ou moins la saga de l'Exorciste. En effet, "Dominion Prequel to the Exorcist", et dans son titre français, L'exorciste Au Commencement, l'histoire du fameux père Merrin, qui lors d'une mission archéologique, va être confronté pour la première fois au fameux démon auquel il sera de nouveau confronté quelques années plus tard. Film qui raconte aussi la rédemption d'un homme dans le doute de sa propre foi, après avoir enduré les horreurs des SS, alors qu'il était le prêtre d'un village, et fut obliger d'arbitrer le massacre d'innocents. Un film qui montre au spectateur la remonté dans la foi d'un homme confronté au surnaturel et qui par sa foi, finira par ce sauver à la fois du démon et de lui même. Réaliser en 2005 par Paul Schrader, le film n'eut pas le succès escompté, sans nul doute parce que la série des films, malgré l'incontestable classement de "culte" du premier volet en 1973, était presque un vieux souvenir pour certain, et une inconnue pour d'autre. Toujours délicat de vouloir faire une préquel a des films cultes, qui datent déjà de plus de 20 ans.
Dans les films du grenier, des petites perles à apprécier en connaisseur.
Datant de 1985, ce film de Paul Shrader et une sorte de biopic de l'écrivain japonais "Mishima", rendu célèbre de ses contemporain par le fait qu'il se suicidera dans le pure tradition du seppuku, après l'échec d'un discours ultra nationaliste qui n'aura pas eu l'impact escompter, alors qu'il tenait en otage un commandant de l'école. Ecrivain de talent, souvent apprécier du monde occidental, il fut néanmoins un défenseur de valeurs qui au fur et à mesure du temps n'avaient plus lieu d'être depuis la défection de l'empire japonais durant la seconde guerre mondiale, à laquelle il échappa en ce faisant passer pour tuberculeux. Personnage controverser également, de par son occidentalisation dans son art de vivre, et ses prise de position pour un retour aux valeurs japonaise et à la souveraineté de l'empereur en tant que chef suprême du pays du soleil levant. Un film que tente donc d'exorciser et réhabilité un personnage peu connu du commun des mortels, avec une interprétation brillante de l'acteur Ken Ogata, dans finalement un film qui n'aurait jamais vu le jour, si certains grand noms tels que Lucas et Coppola, n'y avait pas mis leurs deniers par leurs sociétés de production commune, pour permettre la réalisation d'une telle oeuvre, dans une décennie ou le cinéma indépendant avait encore bien du mal a ce faire une place digne de ce nom. Un film rare, pour public avertis.
Dans le grenier, des films avec du casting mais, sans plus.
"Dream House" date de 2011, réaliser par Jim Sheridan, avec Daniel Craig, Rachel Weisz, Naomi Watts. Autant dire une bonne affiche pour un film ou il n'est pas nécessairement question de fantastique, comme malheureusement l'affiche en trompera plus d'un. Car ce film reste intéressant sur le plan scénaristique, tant il tourne autour d'un pot ou à un moment, le spectateur comprend qu'il y a un truc qui cloche. Sauf que dans cette histoire, la communication a raté sa cible. En effet, le film a trop été ciblé sur un public fantastique, alors qu'en réalité, on est plus dans une histoire dramatique et psychologique. Un homme sort d'un asile psychiatrique après un drame qui l'endeuille de sa femme et de ses enfants. Se reconstruisant une vie, une famille, c'est alors que des fantômes dans une demeure, finissent par le hanté. Mais évidemment, le casting ne suffira pas pour permettre au film de vraiment trouver son public, qui en plus recevra une critique assez mauvaise, du fait d'un rythme parfois soporifique.
Dans le grenier, des films, tendance, "profitons du filon".
"Road to Hell" est un film datant de 2008, réaliser par un habitué de la série B, Albert Pyun, anciennement assistant d'Akira Kurosawa dans les années 70, . Passer spécialiste des films a petit budget, ce Road to Hell est l'occasion de retrouver un acteur disparue des films commerciaux traditionnels, Michael Paré. L'histoire d'un ancien combattant qui, pour trouver sa paix dans une violence sans nom, tente de retrouver son amour d'enfance. Mais sa route va être quelque peu entravé par deux tueuses qui ne le lâcheront pas d'une semelle. Ce scénario rappel quelque peu ces films de tueurs de la route qui décident de jeter leurs dévolue sur des innocents, à l'image d'une référence du genre, The Hitcher. Un film qui respire donc le "déjà vu", et ce paye même le luxe de vouloir ce tenter a de l'effet de style, façon Sin City et qui bien évidement ne sera disponible uniquement que sur le marché de la vidéo, tant il est impossible d'entrevoir un tel film sur un écran de cinéma.