Les films disparus, oubliés, improbables, ou qui ont eut des parcours éclairs, comme des reconnaissances tardives.
Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.
Dans le grenier, un film qui met le point sur le "i".
"This Revolution", rebaptiser "Conspiracy 9/11" pour le marché de la vidéo, est un film de 2005, réaliser par Stephen Marshall qui atterrira directement en vidéo, et pour cause. Pour la raison simple que ce film nous conte l'histoire d'un photographe reporter qui va enquêter sur les milieux dissidents, et découvrir au fil de son enquête, que beaucoup d'informations circulent, démontrant la manipulation des masses, et la complicité des média. A la fois les justifications de la guerre en Irak qui petit a petit vont s'avérer exacte, jusqu'a des zones d'ombres concernant le 11 septembre. Un film détonant qui évidement n'aura pas le soutient de major pour sa distribution. Mieux, lors du tournage, le réalisateur a voulu essayer de faire de l'authentique, en filmant ses acteurs dans une vrai manifestation, qui a finalement mal tourné, et provoquer l'arrestation même de ses acteurs comme de certains membre de l'équipe de tournage. Même la jeune actrice Rosario Dawnson, sera interpellé, et dont la scène, couper au premier montage, fera sa réapparition dans une version plus récente du film, en 2011. Film polémique et politique, qui bien évidement, ne figurera pas dans vos rayons DVD, et pour cause. A croire que ce film est une forme de fiction tentant de réveiller les consciences, il en est pas moins que l'actrice Rosario Dawson sera presque mise sur liste noire pour avoir participer a ce film. Depuis, ce film est très difficile a trouver si ce n'est sur commande. Pourtant, sa notoriété n'a pas cesser de monter, de part son passage également au fameux festival de Sundance, dans lequel déjà, certaines critiques avaient recommandé ce film a leurs risques et périls.
Dans le grenier, un succès du box office thaïlandais.
Et non des moindres car en matière de tolérance et d'acceptation, voilas un film qui rentre parfaitement dans le moule. Satreelex Ironladies, datant de 2000, nous conte sur ton de comédie, la véritable histoire de 2 jeunes gays, qui vont intégré une équipe de volley ball, mais qui par leurs différences, feront abandonner les autres joueurs. Décidé à aider l’entraîneuse, ils vont retrouvé leurs anciens amis d'universités, majoritairement des gays et transgenres, pour les enrôlés dans cette équipe, qui au fur et à mesure des tournois, vont finalement attiré la sympathie et l'encouragement des spectateurs, jusqu’à la finale des nationales. Une histoire vraie qui ce déroula en 1996, ou une équipe mixte passionna les foules, et mirent une pierre angulaire à la tolérance des différences dans un pays qui est devenue un fer de lance dans l'intégration des gays, lesbiennes, et transgenres. Même si la société possèdent encore quelques réticences au niveau culturel, elle n'en est pas moins des plus tolérante face à ces concitoyens qui sont par nature en recherche d'identité sexuelle, et est sans doute une des plus avancée au point d'en adapter parfois certaines infrastructures. Un film qui bien évidement fut un succès au box office et présenté dans une grand nombre de festivals. Un film à voir tout en sachant aussi apprécier un cinéma d’ailleurs, thaïlandais de surcroît.
Dans le grenier, de la science fiction, d'ailleurs.
Année ou déjà un certain Stanley Kubrick avait offert son 2001, outre manche, un certain Gerry Anderson et sa femme Sylvia, produisirent ce "Journey in the far side of the Sun". Ces deux personnes ne sont pas inconnue des amateurs de SF, car ils furent les créateurs de deux séries cultes. Les Thunderbirds et Cosmos 1999. Et dans ce film, on y retrouve également un acteur non moins célèbre, en la présence de Roy Thinnes, le monsieur David Vincent de la série Les Envahisseurs. L'histoire nous relate l'aventure d'un astronaute, envoyer de l'autre coté du soleil, ou une autre mission avait été envoyer, pour y découvrir une chose incroyable. Une autre planète sur la même orbite que notre Terre. Mais qu'on avait jamais pu découvrir car toujours caché par le soleil. Notre personnage va donc découvrir cette planète qui va s'avérer être une seconde terre, exactement comme la notre. A cette différence prêt, que tout y est inversé. Un film qui bien évidement pourra vous paraître kitch, mais on y retrouve le souci du détail et la passion de la technologie que l'on retrouva dans la plupart des séries des Andersons, avec ces maquettes qui avaient fait leurs réputations pour l'époque. Un film à découvrir si vous êtes nostalgique de ces séries.
Dans le grenier, un petit film qui est à l'image de ce que bon nombre de réalisateurs en herbe, aimeraient suivre en exemple.
Following, le Suiveur, date de 1999 et fut le premier long métrage d'un certain Christopher Nolan, le même qui est aujourd'hui l'une des valeurs sur d'Hollywood avec sa trilogie Batman, Inception et Interstellar. Mais ce n'est pas l'histoire de cet homme qui s'amuse a suivre des inconnues de façon maladroite pour enrichir sa créativité d'écrivain, et qui va ce laisser tenter par un cambrioleur de passer le pas de la filature, à l’effraction, mais plutôt les conditions de l'oeuvre elle même. Réaliser en noir et blanc, et sans le sous, Nolan mettra un an a faire ce film, en tournant avec quelques acteurs non professionnels, tous les samedi. Car la plupart d'entre eux avaient un travail la semaine. Mais c'est le résultat qui attirera les producteurs, sur le talent de ce réalisateur a savoir ce qu'il veux, et tournant de façon efficace. Un rêve pour grand nombre de jeunes réalisateurs qui aimeraient pouvoir faire un petit film de cette façon, et pouvoir en faire un tremplin pour leurs carrières. Pour Nolan, cela lui ouvrira les portes de productions plus professionnelles, avec Memento et le remake, Insomnia. Un petit film râre, efficace, qui prouve que quant on est imaginatif, et débrouillard, on n'a pas forcément besoin de million de dollars pour faire un film, si ce n'est d'avoir un tant soit peu de talent.
Dans les films du grenier, voici un film que certains voudraient y voir définitivement enfermé.
V pour Vendetta, est une adaptation du comic d'Alan Moore et David Lloyd, réalisé par James McTeigue, et sorti en 2006. Adaptation produite par les Wachowski, célèbres depuis leurs trilogie Matrix. Un film dont l'action ce situait à l'origine dans les années 80, mais dont l'adaptation transposa l'histoire en 2038, dans un Londres devenu la capital d'un état fasciste, après une guerre et une attaque biologique, dissuadant la population sous la peur, d'accepter ce régime ou la tolérance zéro est de rigueur, même auprès des communautés religieuses et minorités sociales, définitivement bannis d'Angleterre. Mais la résistance à un nom. "V", un homme masqué d'un visage à l'image de Guy Fawkes (voir plus bas), et qui sauvera la jeune Evey, alors qu'elle était en proie à un viol de la part des hommes de la milice, après son arrestation pour ne pas avoir respecter le couvre feu. Evey va alors petit à petit découvrir l'action de cet homme mystérieux, alors qu'elle est directement impliqué dans les outils de propagande d'un régime qui voudrait une bonne fois pour toute, mettre la main sur ce "V", qui commence a dénoté dans l'équilibre de la peur sur une société étatique. La suite serait trop compliquer a raconté dans la mesure ou l'histoire passe par différentes étapes, menant le spectateur a sa propre analyse par des personnages qui finalement, sont comme dans une partie d’échec ou les stratégies peuvent amener les personnages sur différentes voies, afin d'instauré psychologiquement et matériellement le choix de rester dans l'ombre ou de contribuer à restaurer la lumière. Parabole pour symboliser la peur des gens a ne pas vouloir ce manifester face à un régime totalitaire, et la voie de la liberté, qui passe irrémédiablement par l'idée de sacrifices et de courages, qui peuvent parfois manqué à beaucoup de peuple pour aller vers la révolution. Il est clair que ce film n'est pas sans avoir un arrière goût de ce que Orwell avait déjà plus ou moins ébauché dans son "1984", mais n'en oublions pas que l'idée originale de la BD, était inspiré par la période ou l'Angleterre était sous les mains de la dame de fer (Margaret Tatcher), un régime conservateur de surcroît et très libérale. Mais l'adaptation ne fut pas bien accueillit pas l'un des auteurs de l'oeuvre originale, déçue par deux autres adaptation de deux de ses œuvres," From Hell" et " La Ligue des Gentlemen". Jugeant le scénario trop contemporain, il est vrai que les frères Wachowski en adaptèrent les grandes lignes, à une actualité des plus brûlantes, aussi bien sur le plan politique (patriot act aux USA par exemple), qu'économique (les prémices de la crise qui pourrait être un point de départ de soulèvement des masses si les états ne tentaient pas de minimiser les dégâts et cacher leurs impuissances face aux coups de massue des empires financiers). Puis il y eu l'histoire de la sorti du film, qui fut finalement repousser, car initialement prévu pour le 5 novembre 2005, date anniversaire du Guy Fawkes Night, célébrant la Conspiration des poudres du 5 novembre 1605, ou un groupe de conspirationnistes mené par Guy Fawkes, tentèrent de mettre le feu au parlement pour pousser le peuple au soulèvement, voir à la révolution. Icone, puisque c'est justement la caricature du visage de cet homme qui fera le masque du personnage de "V", campé par Hugo Weaving, un fidèle des frères Wachowski, ayant été le fameux agent Smith dans les Matrix. Weaving, qui ajouta lors d'une promo, que la BD et le film était deux entités distincts, étant donné que le film s'adaptait plus au monde actuel et à ses dérives potentiels. Une phrase qui finalement, ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd, car le film devint un symbole pour un certains nombres de gens, qui n'hésiteront pas à reprendre ce fameux masque, dans les actuelles manifestations des indignés à travers le monde. Et quant à Nathalie Portman, on peu dire qu'il était osé pour une jeune actrice de son gabarit, d'accepter, pas seulement de ce raser la tête, mais de contribuer à un film qui met en évidence les dérives, fictives, d'un monde malade, pour symbolisé l'innocence et la peur, jusqu'a l'éveil face à la dictature. Courageux pour une actrice d'origine israelite, dans la mesure ou certains thèmes du film ne sont pas sans faire référence à la domination d'un peuple par la peur, à l'image de ce que Israel pourrait être symboliquement représenté face aux palestiniens. Et à noter également, la présence de John Hurt, le même qui fut le "subversif" de 1984 (déjà présenté dans les films du grenier). Mais malheureusement, le film était peut-être trop complexe pour être abordable par le commun des mortels. Malgré une couverture médiatique, et non des moindres, et une promo assez imposante, le film n'eut pas les faveurs du public, peut-être trop sombre, ou peut-être trop lucide, même s'il s'agit là d'une fiction avec des tons politiques. Mais un bouche a oreille va finalement attiré la curiosité du public, surtout l'usage de ce masque qui va se démocratisé, surtout auprès d'un groupe d'activistes qui se fera appeler "les anonymous", empreintant, eux aussi ce masque de Fawkes. Un film à voir, (impérativement en VO) pour peut-être mieux comprendre l'engouement qu'il suscite de nos jours, et le pourquoi, de ce que certains voudraient le voir définitivement enfermé dans le grenier.
Dans le grenier, des films avec des stars mais connu que des ricains.
"12 Rounds", rebaptisé "Shoot and Run" pour le marché du DVD, est un film datant de 2009 et réalisé par Renny Harling, et mettant en vedette un certain John Cena, que seuls les amateurs des émissions de la WWF, cultissime émission de catch américain, connaissent. Star de ce show, à l'image de prédécesseurs tels que Hulk Hogan ou Dwayne "The Rock" Johnson, Il fut tenté de faire connaitre au public français cet acteur "amateur" dans un certain nombre de film d'action. Mais pratiquement inconnue, et sans avoir véritablement brillé dans quelques autres films, celui ci ne verra même pas les salles françaises. Le film raconte l'histoire d'un flic, qui réussis à arrêter une voleur, non sans que dans l'action, la femme de ce dernier soit accidentellement tuer. S'échappant de prison, il va kidnapper la femme de ce flic, et lui faire faire 12 épreuves qu'il devra réussir s'il veut la retrouver saine et sauve. Un film bien évidement d'action, dans lequel le réalisateur avait déjà briller, en ayant été au commande de Die Hard 2 et producteur de Speed. Mais comme on en avait déjà parler sur son dernier film (voir "5 Days of War"), ce 12 Rounds est le bel exemple de ce que certains réalisateurs peuvent parfois accepter malgré eux, faute d'avoir plus de producteurs pour d'autres projets plus ambitieux. Et ce film fut d’ailleurs produit, en partie, par la WWE (compagnie d’évènementiels qui oeuvra énormément pour l'organisation des compétitions de Catch pour la WWF). Ce qui n'est pas sans être tout à fait significatif d'un fond de commerce établit, par un empire qui s’essaye parfois, de conquérir le cinéma, avec des stars de catch. Et puis, force est de constater qu'encore une fois, le réalisateur Renny Harling n'est plus que l'ombre de lui même depuis des années.
Dans le grenier, des films prometteurs, unique, mais peu soutenus.
Les Chèvres du Pentagone, est une comédie de 2009, réaliser par Grant Heslov, et qui regroupait un casting non négligeable. George Clooney, Ewan Mc Gregor, Jeff Bridges, Kevin Spacey, Robert Patrick...dans une histoire de journaliste, qui, pour un article a sensation, va s’intéresser et suivre un soldat hors du commun, pour avoir été l'un de ceux d'un projet de soldat paranormaux, au soit disant pouvoir psychique ou télékinétique. Un délire qui plus est, qui fera de ce film un Ovni, tiré d'un roman de Jon Ronson, sur un fond très simple de ce qui fut une réalité, moins comique, lors de la création de la New Earth Army, fonder par un ancien du Vietnam, Jim Channon, devenu depuis un adepte du New Age. Personnage réel que l'on retrouve dans le film, sous les traits de Jeff Bridges, tout aussi convainquant dans ce rôle d'allumé du bocal. Un film qui bien évidement fut très difficile a vendre, de par son thème, dont le ciblage n'est pas forcément évident. Résultat, le film sortira dans très peu de salle, malgré une couverture médiatique honorable, qui ne suffira pas à attiré le public dans les salles. Un film à voir néanmoins, pour assister a des jeux d'acteurs de compositions, même si finalement, le scénario reste assez léger pour un film qui aurait pu être plus ambitieux.