Les films disparus, oubliés, improbables, ou qui ont eut des parcours éclairs, comme des reconnaissances tardives.
Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.
Dans le grenier, des films de SF, style docu, caméra pas à l'épaule.
Film britannique, réalisé par Daniel Simpson, qui aura eut quelques faveurs de la VOD pour finalement réussir a faire son trou. Datant de 2014, le film conte l'expédition à l'origine de trois amis vers un pseudo trésor, mais vont en réalité finir par s'intéresser au Rendlesham incident, une légende sur un phénomène OVNI. Mais évidemment, ce qui devait être pour ces trois amis une simple mission de découverte, va tourner au cauchemar. Et c'est le style de narration en forme de vidéo embarqué, qui permettra au film de trouver son champs le plus adéquate, pour un budget très limité. Mais si l'histoire a un peu de potentiel, ce style narratif a finalement perdu le film dans ce sens ou le marché a été saturé de ce type de film en pseudo documentaire. Du coup, sa carrière se limitera a quelques salles en Grande Bretagne lors de sa sorti en 2015, avant de finir en vidéo et vOD, sous un autre titre, celui de "Hangar 10".
Dans le grenier, des films d'ailleurs, qui valent le coup.
"The Lure" nous vient tout droit de Pologne. Réalisé par Agnieszka Smoczyńska, ce film fantastique a réussit a se faire connaître des professionnels, par son passage remarqué au festival de Sundance, en 2016. Son histoire ? Deux sirènes veulent sortir de la monotonie, et son attiré par le rock d'un petit groupe jouant sur une plage. Nous sommes en pleine année 80, et les deux copines vont finalement s'intégré en sympathisant avec les jeunes du groupes, devenant à la fois danseuses et choriste. Mais l'une d'entre elle tombe amoureuse du guitariste, ce qui ne va pas être du goût de l'autre, qui va commencer à ...... enfin on se doute bien que çà va mal finir. Mais ce qui est nouveau dans ce film, c'est le fait d'avoir imaginer des sirènes un peu vampires sur les bords, pour une réalisation et une mise en scène qui permettra au film de ce faire une petite carrière en dehors de son pays d'origine, prouvant que le cinéma polonais a de beau jour devant lui, s'il continu par ce genre de film, a attiré l'attention des distributeurs.
Dans le grenier, des films sur les chocs culturels, mais dont tous le monde s'en fout.
Adapter le roman de Dave Eggers, était sans doute une idée intéressante. L'histoire d'un représentant d'une société de vidéo conférence virtuelle, envoyer en Arabie Saoudite pour promouvoir et faire une démonstration a un prince de la famille saoudienne. Autant dire que le choc culturel est en partie la toile de fond de cette histoire de rencontre, d'appréhension, surtout pour un personnage qui dans sa vie privée, voit son mariage partir en vrille, et son existence manqué cruellement de divertissement. Mais que dire, dans un pays qui n'en est pas moins un royaume, de ses contrastes, de ses contrariétés, et ses paradoxes, ou pourtant, il rencontrera une femme médecin qui fera changer le cours de sa vie, alors dans un pays prude, stricte, et avant tous musulmans et aux moeurs tout aussi en contradiction avec tradition et modernité. Forcément, le film a ce petit goût qui n'est pas sans rappeler "Lost Translation", ou la ligne directrice reste évidemment le choc culturel. Mais a coté de cela, le film qui aurait pu plaire a un public avertis, a malheureusement raté sa cible, pour être présenté a un grand public qui n'a pas franchement accroché, même avec la présence de Tom Hanks, sans doute l'acteur américain le plus adoré et respecté au monde. Et même si le film repose beaucoup sur lui, et a été apprécier par la critique, Lionsgate, le principal producteur (puisque une coproduction germano américano mexicaine) , a sans doute fait une erreur de ciblage dans sa promotion. Car le film n'est pas forcément tous public, et passe nettement mieux auprès d'un public averti et cinéphile. Conséquence, les recettes ont été catastrophiques, et le film a été un gouffre financier pour la plupart des producteurs sur le coup (le film a rapporter 5 fois moins que son budget initial). Néanmoins la réalisation de Tom Tykwer est de qualité, et ce film est à voir en connaisseur.
Dans le grenier, des films familiaux, qui tente le réchauffé absolu.
Si le cinéma dit "familiale" est dominé par quelques productions dont Disney en tête, le cinéma indépendant, et plus particulièrement destiné à la vidéo et à la VOD, n'ont eut de cesse de nous pondre un certain nombre de films avec comme concept de prendre un petit jeune, puceau de préférence, naïf de surcroît, et amoureux de sa copine de classe, pour en faire un héro d'une aventure qui dés le début....... sont d'un ennuis et d'une platitude absolue. Mais comme on est dans le film pour décérébrés, il ne faut pas demander la lune, même a ce "Mickey Matson and the copperhed conspiracy" datant de 2012, qui clairement, tente de surfé sur la tendance des "Cody banks" ou "Percy Jackson". Ici on a un jeune qui découvre une carte encodé appartenant a son grand père qui a mystérieusement disparu. Et patatra, voilas que lui, et une amie se retrouvent embarqué dans une aventure..... ou évidemment, tout est possible et prévisible. Mais comme il s'agit d'une production destiné à la vidéo, on peu considéré qu'il est d'une qualité supérieure par rapport a son support et son marché familiale, dont d'ailleurs, sa commercialisation nécessitera quand même de rebaptisé le titre en "Les Aventures de Mickey Matson et le trésor du serpent cuivré", histoire de parler un peu plus aux enfants (parce que le mot "conspiration", c'est pas bien ! ! ! ). On notera dans le casting la présence de Christopher Lloyd, dans le rôle du grand père.
Dans le grenier, des films de reconversion non durable.
"Savage Streets" est le genre de titre qui donne déjà une petite idée du thème. Nous sommes en 1984 et les films dit "vigilante" (genre "justicier") sont une tendance très priser à l'époque. Du fait que les USA, sont encore en proie a des problèmes de violences et d'insécurités, qui nécessiteront à terme une politique répressive beaucoup plus accrue. Mais ce qui fait l'intérêt de ce "Savage Streets" n'est pas son réalisateur Danny Steinmann, mais plutôt une certaine Linda Blair. Oui, la même des deux premiers exorcistes qui s'essayait à l'époque, à casser son image de gamine possédée, pour des rôles plus adultes, alors qu'elle avait déjà 25 ans et une bonne carrière derrière elle. Sans parler de ses problèmes avec la justice, suite a des erreurs de jeunesse liées a la drogue qui l'avait un temps éloigné des caméras. Mais l'actrice n'est plus très porteuse sur une affiche. Et finalement, cette histoire de vengeance d'une jeune femme concernant le viol de sa soeur sourde et muette, ne fera pas remonté plus la cote de l'actrice chez les producteurs. Moralité, l'actrice ne remontera jamais véritablement dans les box offices et finira par tourner des films de seconde zone, des films indépendants ou pour le marché de la vidéo, quand ce ne fut pas pour des téléfilms ou des épisodes de séries. Même si la performance de l'actrice fut apprécier par la critique, le film fut considéré comme vulgaire, avec des dialogues a l'emporte pièce, et fut un échec, relayé au marché de la vidéo.
Dans le grenier, des remakes qui croyait se la péter, mais finalement, non !
Bon nombre de films dit "classiques", "cultes", ou de références, ont souvent attisé les envies de certains producteurs ou réalisateurs, de les dépoussiérer, ou d'en donner une nouvelle lecture, ou envergure. Si certains comme Snyder, Spielberg, Romero, ou Rob Zombie ont réussit ce pari, d'autres s'y sont cassé le nez. Et c'est le cas pour le réalisateur russe Timur Bekmambetov a qui la MGM et Paramount, avait donner pour mission de dépoussiéré le grand classique "Ben Hur", adapté du roman de Lew Wallace, déjà adapter au cinéma en version muette, de 1907, puis en version parlé en 1925, puis la plus connu des versions, cette de 1959, avant sa version animée de 2003. Bien sûr, les effet numérique vont permettre d'agrandir le champs narratif, mais est ce que cela suffira ? Pas vraiment.
D'abord, le budget de 100 millions de dollars ne fut même pas amortis sur l'exploitation. Ensuite, beaucoup de critiques et de public, trouvèrent que le film n'apportait rien de plus, si ce n'est des effets spéciaux en effet plus impressionnant. Puis le choix de certains acteurs a été discutable, surtout quand les deux acteurs principaux laissent parfois leurs accents anglais gâcher un peu l'harmonie linguistique de l'ensemble. Même la présence de Morgan Freeman ne sauvera pas le film de la banqueroute. Car si les objectifs des producteurs était de faire de "Ben Hur" un des gros succès de l'année 2016, le film sera plutôt classé parmi les plus grosses daubes. Au dire ce certains, la production était déjà confronté a pas mal de problèmes, dont le refus des autorités italiennes de laisser la production tourner la course de char dans le Circus Maximus (ce qui en matière d'assurance, de cascades, étaient évident du fait de risque de détérioration des lieux). La critique la plus assassine ayant été celle du Rolling Stone, qui a considéré le film comme "le plus biblique remake raté de l'histoire". La MGM qui avait réussit a sortir la tête de l'eau avec le dernier James Bond et la franchise Hobbit, en était de 80% de sa poche, sur un budget qui ne fut pas amortis, du fait que le film ne rapportera que 95 millions de dollars, sur une carrière moyenne, même à l'internationale. Du coup, même les version 3D et Imax furent très difficile a imposer aux exploitants tant la carrière américaine fut désastreuse. Du coup, le film fit une carrière éclair, et fut complètement oublié.