Les films disparus, oubliés, improbables, ou qui ont eut des parcours éclairs, comme des reconnaissances tardives.
Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.
Dans le grenier, des films inévitablement catalogué de Nanar....
"The Nightmare Never Ends" est un film qui représente sans doute le nanar par excellence. L'histoire d'un mystère autour de meurtres, liés a des pouvoirs occultes et de Nazis sur le retour. Ajouter à cela des dialogues a coucher dehors et une mise en scène tout aussi dramatique, et vous avez le cocktail de ce qu'il ne faut pas faire. Sorti en 1980 et réalisé par Phillip Marshak, ce film qui portera aussi le nom de "Cataclysm", est caractéristique de ce cinéma américain à petit budget de l'époque, peu axées sur la qualité et le scénario, mais comportant au moins un acteur reconnaissable pour aider à vendre le film.
Dans le grenier, des films en guise de SF d'un autre monde.
Longtemps dans le cinéma, bon nombre de pays se sont tenté dans l'aventure de la SF, ou souvent les anglo saxon étaient les leaders, du fait de budget suffisant pour des effets spéciaux et des décors à la hauteur des projets. Mais en Europe, on a eut aussi des tentatives. Et plus particulièrement de l'autre coté du mur, comme ce "First Spaceship On Venus" qui est une production Est Allemande et Polonaise, réalisée par Kurt Maetzig. Produite en 1960, le film trouvera un distributeur étranger pour l'exploiter même aux USA, dans une version doublée, en 1962. L'histoire se résume par la découverte d'un artefact qui aurait une origine extraterrestre, et plus particulièrement vénusienne. La communauté internationale décide alors de changer les plans d'une mission initialement destinée pour Mars, et embarque un équipage à bord du Cosmostrator. Après un long voyage, l'un des scientifiques réussit a terminer la traduction et se rend compte qu'il y a en effet un plan d'invasion de la Terre. Envoyer sur la surface, un des hommes de l'équipage découvre qu'en réalité, la civilisation vénusienne s'est éteinte, mais leurs machines, elles, continuent a appliquer le plan. Notre équipage va donc tenté de déjouer le processus, non sans mal. Evidemment, sur le papier, cela pourrait donner quelques choses d'intéressant, mais nous sommes en 1960 et à l'Est on a pas forcément les mêmes outils et moyens qu'a l'Ouest.
Dans le grenier, des films dans une lignée perdue.
Mark L. Lester est le genre de réalisateur qui aurait pu avoir une brillante carrière. Après avoir fait polémique avec son célèbre "Class of 1984", son nom sera retenu pour diriger Schwarzenegger dans "Commando" en 1985 et avant cela, une adaptation de Stephen King, "Firestarter". Fort de ce succès, Lester met en chantier une suite de son "Class of 1984" en 1990, "Class of 1999". S'offrant quand même du Malcom McDowell, Stacey Keach et Pem Grier, çà ne suffira pas a viabilisé le film aux yeux des distributeurs, qui expédieront le film directement en vidéo. Ca n'empêchera pas la production de renouveler l'expérience en 1994 avec un "Class of 1999 II: The Substitute" qui ne sera pas dirigé par Lester mais par un autre prête nom. Quant à Lester, il ne reviendra jamais sur le grand écran, si ce n'est dans des série B avec parfois des acteurs en fin de carrière ou en perte de vitesse, mis hors course par Hollywood, et qui prêteront leurs noms a des productions souvent de qualités moyennes.
Dans le grenier, des films qui se voulaient à la hauteur de rien.
Depuis quelques années, le cinéma français s'aventure a adapter ses personnages emblématiques de la bande dessiné. Sauf que très souvent, le résultat s'avère être un échec. Si Astérix reste la référence avec ses hauts et ses bas, Lucky Luke n'a pas eut autant de chance. Après une libre adaptation sous les traits de Terence Hill, bien loin au final de l'univers de Morris, le "Daltons" n'avait pas plus convaincu que cela, contrairement au film d'animation qui lui, avait su gardé l'esprit sous la coupe d'Olivier Jean-Marie. Alors quand James Huth réussit a convaincre Jean Dujardin d'incarner le personnage dans une grosse production qui se donne les moyens, çà donne ce Lucky Luke de 2009, produit par plusieurs dizaines de productions pour UCG, dont certaines d'Argentine lieu ou le film sera tourné, . Gros moyens, mais scénario bancale, et narration un peu trop pousser vers la caricature, feront perdre la confiance du public envers un film qui pourtant, était ambitieux et prometteur.
Dans le grenier, des films d'une époque, mais classiques pour connaisseurs.
Avant que le chef d'oeuvre de Katsushiro Otomo débarque sur le grand écran, le film d'animation japonais a été relativement prolifique. Ce ne sera que dans les années 90 qu'on commencera a exploiter un ensemble de ces films dont parmi eux, "Wicked City", datant de 1987, adaptation du manga de Hideyuki Kikuchi, qui contait la lutte contre des démons venus d'un monde parallèle. Si évidemment on est encore dans un design peu soigné, ce film se confortait dans la ligne de l'image qui a été donner au Manga par certaines personnes, c'est à dire, osé, olé olé. Aujourd'hui on est désormais plus habituer au genre, mais à l'époque, ceux qui avaient la chance de trouver des VHS de ces films, apprirent rapidement l'étendu narratif de ces films d'animations. En 1992, c'est une version "live" qui sera produite mais rester confiné au marché asiatique.
Dans le grenier, des films en roue libre, adaptation et tralala.
Tous comme Kenneth Branagh, Ralph Fiennes aime les classiques de la littérature, et plus particulièrement William Shakespeare. Alors pas étonnant qu'avec certaines relations, quelques soutiens par ici et par là, Fiennes se soit laisser tenter à l'adaptation d'une des oeuvres de Shakespeare, "Coriolanus". Une tragédie romaine sur Caius Marcius Coriolanus, un héro de Rome, banni pour son mépris envers la plèbe, mais qui revient en compagnie de ses frères d'armes, pour détruire la cité. Une version moderne, placé dans une époque contemporaine, fera de ce film une oeuvre un peu à part, qui évidemment, se vendra très difficilement auprès du grand public. Un film qui n'aura coûté que 7 millions de dollars, mais n'en rapportant qu'un peu plus de 1 millions. Echec commercial mais oeuvre qui mettra à l'épreuve le talent de l'acteur, réalisateur, dans cette dualité psychologique et philosophique de surcroît.
Dans le grenier, des films que leurs producteurs et acteurs aiment a oublier....
L'histoire du complot contre Hitler, mené entre autre par le colonel Claus von Stauffenberg, à mainte fois été retranscrit à l'écran, tant pour le petit que pour le grand. L'opération Valkyrie, c'était le nom de ce plan qui consistait en juillet 44, d'éliminé le fuhrer, et de reprendre le pouvoir pour négocier une fin de guerre avec les alliés. Alors forcément, quant on met Bryan Singer au commande avec Tom Cruise dans le rôle de Stauffenberg, à l'époque on s'était déjà dit que çà n'allait pas forcément être très porteur. Et on avait eut raison. Si le film a néanmoins réussit à être rentable, en doublant sa mise, il s'est avéré qu'en Europe, les allemands n'ont pas apprécié que Stauffenberg soit incarné par un adepte et membre de la scientologie. L'amalgame fera d'ailleurs le tour de l'Europe, poussant Cruise a devoir donner de sa personne pour tenter de calmer le jeu. Allant même jusqu'a jouer le VRP en France, avec le président Sarkozy. Finalement, en dehors d'un style différent de ses prédécesseurs, avec un casting et non des moindres, le film restera de bonne facture, mais ne restera pas dans le mémoire trop entaché par la polémique, et quelques dérapages de l'acteur, qui, s'il campe un Stauffenberg remarquable, ne pourra pas décollé son étiquette de scientologue durant la promo du film.