Les films disparus, oubliés, improbables, ou qui ont eut des parcours éclairs, comme des reconnaissances tardives.
Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.
J'avais prévu d'attaquer la saison 2 sur la chaîne "FILMS DU GRENIER". Mais au vu de la fréquentation de la chaîne, et le nombre de vue de l'ensemble des 25 vidéos de la première saison, cette saison 2 ne verra pas le jour, ou sinon si les vues et la chaîne venait à l'avenir à décoller. J'explique les raisons dans une dernière vidéo postée sur cette chaîne. Seul vous, fidèle de ce blog, peuvent jouer en faveur de l'avenir de cette chaîne youtube.
Merci de votre fidélité.
NDL : il n'y a aucune monétisation tant sur le blog que sur la chaîne puisque j'utilise des éléments d'affiches et de trailer qui m'obligerait a demander des autorisations.
Dans le grenier, des petits films ambitieux qui arrivent a faire la différence.
Si ce film se limite a un budget ridicule, les réalisatrices Colinda Bongers et Thijs Meuwese ont réussit a obtenir l'attention des critiques de films de série B, et même s'offrir le luxe d'un 83% sur le très critique Rotten Tomatoes. Film hollandais, dans son origine, ce petit film nous conte les mésaventures de Molly, jeune femme surper puissante, en prise a la brutalité d'un monde post apocalyptique, et qui va devoir survivre, pas seulement pour elle, mais aussi la petite fille qu'elle a découverte abandonnée sur une plage, attendant le retour de ses parents qui semblent ne pas revenir. Mais Molly attise la convoitise des maraudeurs dont leur chef veut en faire sa bête de foire.
Dans le grenier, des films sur des batailles, mais complètement oubliés.
Si l'on vous dit "Stalingrad" en film, beaucoup se souviennent du film de Jean Jacques Annaud. D'autres, trouveront aussi une référence avec un film russe plus récent, datant de 2013. Mais peu se souviennent de ce film allemand, exposant une version allemande de la bataille de Stalingrad, datant de 1993 et réalisé par Joseph Vilsmaier. Evidemment, les moyens financiers ne sont pas les mêmes que leurs successeurs, même si le cinéma allemand avait déjà fait un film sur ce thème en 1959. Ici, ce sont les péripéties du jeune lieutenant Hans von Witzland et de ses hommes durant la progression, la bataille et la débâcle de cette bataille qui sera l'un des tournants majeurs de la seconde guerre mondiale. Le film aujourd'hui à plutôt mal vieillit, mais reste brillamment interprété par des acteurs de talents, qui avait conféré à l'époque, que le film puisse bénéficié d'une exploitation à l'international. Si aujourd'hui on attend du visuel, ce film a plus pour but de voir les impacts sur les hommes.
Dans le grenier, des films catastrophes qui ont raté le coche.
Alex Proyas n'est pas un débutant. Depuis sont magnifique et esthétique "Dark City", et avant cela son adaptation "The Crow" tragiquement entaché par la mort de Brandon Lee, le réalisateur c'est fait relativement rare, pour ne seulement réalisé que 4 films depuis. Si "I Robot" fut mitigé, le "God of Egypt" fut sans doute l'aboutissement d'un délire qui avait déjà commencer en 2009 avec ce "Knowing", "Prédition" dans son titre français, qui fut pratiquement le dernier blockbuster de Nicholas Cage avant de tomber dans des distributions de films de seconde zone. Si le film fut commercialement rentable, la critique et le public ne se tromperont pas sur la dérive scénaristique du film, qui partait d'un bon sentiment, mais dérivant dans un délire apocalyptique extra terrestre. A tels point que tous le monde a plus ou moins oublié ce film, même quant il s'agit de pomper quelques scènes de désastres, dont celle de l'avion, de nombreuse fois dupliqué sur le net.
Dans le grenier, des films qu'on a l'impression que c'est un montage de scéniques d'un jeu vidéo.
Motega, un être indigène de la planète Kitri tente de survivre avec son ami Leyati et leur fils unique Hamik, alors qu'ils savent que la planète est en train de mourir et que toutes les oasis disparaissent. Akecheta, qui était autrefois un ami de Motega, est un kitrien dégénéré qui récupère des cristaux sous la surface de la planète. Il finit par trahir Motega pour se laisser aller à la puissance des cristaux qui lui confère une puissance considérable. Il a utilisé ce pouvoir pour détruire les kitriens qui boiraient dans une oasis à proximité. Alors que l'eau s'épuise lentement, chaque kitrien doit prendre une lame, devenir un guerrier et combattre ceux qui menacent sa survie.... Voilas en résumé ce film en animation de 2016, qui par son petit budget, trouvera peu d'issue que de finir sur le marché de la vidéo, et vendu sur quelques chaînes de streaming. Michael Johnson, le réalisateur, doit sans doute se caché, lorsqu'on voit le résultat, loin, très loin d'un qualité numérique digne de ce nom.
Dans le grenier, des films d'un lointain passé ou rien que le nom faisait frémir.
Qu'on soit clair, "Les Guerriers de la Nuit" ont influencé pas mal de film indépendant et de série B. Voici pour votre regard émerveillé, le cultissime "Les Guerriers du Bronx", ou dans son titre original de "1990 I Guerrireri del bronx", ou "Bronx Warriors" dans sa version anglaise, datant de 1982. Film clairement inspiré d'un mélange de "Guerriers de la Nuit", de "New York 1997" et de "Class 84" on ne pourra pas s'empêcher de noter le jeu d'acteur de "l'excellent" Marco Di Gregorio (ironie), qui d'ailleurs ne jouera pratiquement que dans ce film et sa suite de 1983. Puis, sa réalisation atypique et très tendance dans un cinéma italien d'anticipation de l'époque, signée Enzo G. Castellari qui sera également aux commandes de sa suite, ainsi que d'autres films dans le genre, et parfois même des plagiats de hauts vols. Et enfin, un scénario digne de ce cinéma de genre de seconde zone, qui avait ce talent néanmoins reconnu, de réussir à vendre la marchandise sur le marché de la vidéo, avec des jaquettes souvent munies d'une affiche qui était à elle seule, l'unique chose potable dans le contenu. Car oui, "Les Guerriers du Bronx" est un film qui surfe sur une époque révolue, celle des gangs des ghettos, des quartiers pouilleux de New York, en l'occurrence ici, le Bronx qui en ce temps là, offrait au cinéma des décors naturels emplis de quartiers entiers abandonnés, en ruines, qui depuis ont disparu au profit de nouveaux quartiers, réhabilités ou complètement rasés pour des projets immobiliers. Autant dire à l'époque, des mines d'or pour un cinéma indépendant qui n'avait pas souvent les moyens de se payer des studios et des équipes de conceptions artistiques. Pourtant, malgré sa qualité, la production avait quand même réussie à s'offrir les service de Vic Morrow, Fred Williamson ou encore Christopher Connelly. Ca n'a pas empêché le film de se faire descendre, crucifier par le fait justement de sa mise en scène clairement approximative et surtout de la prestation de cet acteur italien Di Gregorio, sans doute imposer plutôt que choisi. Le film connaîtra un sursaut sur le marché de la vidéo, du fait justement d'être devenu une curiosité, plus qu'un film mémorable. A noter pour la petite anecdote, que le doublage de l'acteur principal, Di Gregorio, fut réalisé par l'acteur Alain Dorval, sans doute parce que le jeune acteur avait un semblant de "Rambo", alias Sylvester Stallone, dont l'acteur français était déjà, le doubleur officiel.
Dans le grenier, des films d'un tous, séparé d'un ensemble et finalement planté.
Si vous êtes cinéphile vous vous souvenez sans doute en 2007 de "Grindhouse" ce film construit à partir de 2 moyens métrages, l'un réalisé par Quentin Tarantino, et l'autre par Robert Rodriguez. Sauf que pour son exploitation en salle à l'export, le film d'origine sera dénaturé en deux long métrages, c'est à dire des versions longues des deux moyens métrages d'origines. Si celui de Robert Rodriguez, "Planet Terror" avait plutôt bien marché, ce ne fut pas le cas du "Death Proof" de Tarantino, qui contait les tribulations d'une bande de copine, en road trip, qui tombe alors sur un "king de la route" avec lequel elles vont avoir des mots, et qui va les traquées sur la route. Sauf que le film considéré comme ayant trop de "blablabla", pour une durée avoisinant les 2 heures, ne fera pas des miracles et finira par être oublié. Du fait que c'est Quentin Tarantino, le film attirera quand même ses fans, qui combleront tous juste le coût du film.