Les films disparus, oubliés, improbables, ou qui ont eut des parcours éclairs, comme des reconnaissances tardives.
Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.
Dans le grenier, des films de série B, plutôt Z ou sinon limite zéro.
Retour dans les années 80 avec cette petite perle du mauvais goût et de la daube de première, signée Fred Olen Ray, un de ses maîtres du cinéma bas coût, et aux résultats plus que mauvais. "Star Slammer", ou aussi exploité sous le titre de "Prison Ship", est un exemple a ne pas suivre qui nous vient des USA, produit en 1986 avec seulement 175 000 dollars, et tourné dans les studios de l'un des grand prêtre de la série B, Roger Corman. 4 jours de tournage, pour un résultat à la hauteur de ses moyens, que la critique jugera même de "rigolo mais mauvais".
Dans le grenier, des films mythiques mais presque oublié.
Si les cinéphiles connaissent ce film culte, ce n'est plus le cas du grand public. Pourtant, ce film a influencé des gens comme George Lucas, ou même Ridley Scott. Metropolis, le chef d'oeuvre de Fritz Lang, datant quand même de 1927, a donné ses lettres de noblesses à la science fiction cinématographique. Si le C3PO de Star Wars est très clairement une référence physique à Maria, si les buildings art déco de Blade Runner n'ont rien a envier au building de Metropolis, l'histoire elle aussi n'est ni plus ni moins qu'une lutte de classe, entre des castes dirigeantes et des sous humains esclaves de leurs conditions d'ouvriers au service de l'élite. Lorsqu'on regarde ce film aujourd'hui, on retrouve finalement toutes les réalités du monde d'aujourd'hui. Un film visionnaire, qui malheureusement, en noir et blanc, et muet, n'intéresse pas les jeunes générations si ce n'est ceux qui veulent connaître les sources d'une culture, comme d'une idéologie. Avec le temps, Metropolis a prit évidemment ses galons, au point qu'il en existe plusieurs versions, restaurée, colorisée, ajouté d'une bande son plus "pop" pour celle de 1984, jusqu'a la dernière version de 2010, qui n'a malheureusement pas pu retrouver les 5 minutes manquantes de la version originale de 153 minutes. Les versions ici présentes, sont celles d'exploitation de 1927, de 117 minutes, et la restaurée de 2010 de 148mn.
J'avais prévu d'attaquer la saison 2 sur la chaîne "FILMS DU GRENIER". Mais au vu de la fréquentation de la chaîne, et le nombre de vue de l'ensemble des 25 vidéos de la première saison, cette saison 2 ne verra pas le jour, ou sinon si les vues et la chaîne venait à l'avenir à décoller. J'explique les raisons dans une dernière vidéo postée sur cette chaîne. Seul vous, fidèle de ce blog, peuvent jouer en faveur de l'avenir de cette chaîne youtube.
Merci de votre fidélité.
NDL : il n'y a aucune monétisation tant sur le blog que sur la chaîne puisque j'utilise des éléments d'affiches et de trailer qui m'obligerait a demander des autorisations.
Dans le grenier, des petits films ambitieux qui arrivent a faire la différence.
Si ce film se limite a un budget ridicule, les réalisatrices Colinda Bongers et Thijs Meuwese ont réussit a obtenir l'attention des critiques de films de série B, et même s'offrir le luxe d'un 83% sur le très critique Rotten Tomatoes. Film hollandais, dans son origine, ce petit film nous conte les mésaventures de Molly, jeune femme surper puissante, en prise a la brutalité d'un monde post apocalyptique, et qui va devoir survivre, pas seulement pour elle, mais aussi la petite fille qu'elle a découverte abandonnée sur une plage, attendant le retour de ses parents qui semblent ne pas revenir. Mais Molly attise la convoitise des maraudeurs dont leur chef veut en faire sa bête de foire.
Dans le grenier, des films sur des batailles, mais complètement oubliés.
Si l'on vous dit "Stalingrad" en film, beaucoup se souviennent du film de Jean Jacques Annaud. D'autres, trouveront aussi une référence avec un film russe plus récent, datant de 2013. Mais peu se souviennent de ce film allemand, exposant une version allemande de la bataille de Stalingrad, datant de 1993 et réalisé par Joseph Vilsmaier. Evidemment, les moyens financiers ne sont pas les mêmes que leurs successeurs, même si le cinéma allemand avait déjà fait un film sur ce thème en 1959. Ici, ce sont les péripéties du jeune lieutenant Hans von Witzland et de ses hommes durant la progression, la bataille et la débâcle de cette bataille qui sera l'un des tournants majeurs de la seconde guerre mondiale. Le film aujourd'hui à plutôt mal vieillit, mais reste brillamment interprété par des acteurs de talents, qui avait conféré à l'époque, que le film puisse bénéficié d'une exploitation à l'international. Si aujourd'hui on attend du visuel, ce film a plus pour but de voir les impacts sur les hommes.
Dans le grenier, des films catastrophes qui ont raté le coche.
Alex Proyas n'est pas un débutant. Depuis sont magnifique et esthétique "Dark City", et avant cela son adaptation "The Crow" tragiquement entaché par la mort de Brandon Lee, le réalisateur c'est fait relativement rare, pour ne seulement réalisé que 4 films depuis. Si "I Robot" fut mitigé, le "God of Egypt" fut sans doute l'aboutissement d'un délire qui avait déjà commencer en 2009 avec ce "Knowing", "Prédition" dans son titre français, qui fut pratiquement le dernier blockbuster de Nicholas Cage avant de tomber dans des distributions de films de seconde zone. Si le film fut commercialement rentable, la critique et le public ne se tromperont pas sur la dérive scénaristique du film, qui partait d'un bon sentiment, mais dérivant dans un délire apocalyptique extra terrestre. A tels point que tous le monde a plus ou moins oublié ce film, même quant il s'agit de pomper quelques scènes de désastres, dont celle de l'avion, de nombreuse fois dupliqué sur le net.
Dans le grenier, des films qu'on a l'impression que c'est un montage de scéniques d'un jeu vidéo.
Motega, un être indigène de la planète Kitri tente de survivre avec son ami Leyati et leur fils unique Hamik, alors qu'ils savent que la planète est en train de mourir et que toutes les oasis disparaissent. Akecheta, qui était autrefois un ami de Motega, est un kitrien dégénéré qui récupère des cristaux sous la surface de la planète. Il finit par trahir Motega pour se laisser aller à la puissance des cristaux qui lui confère une puissance considérable. Il a utilisé ce pouvoir pour détruire les kitriens qui boiraient dans une oasis à proximité. Alors que l'eau s'épuise lentement, chaque kitrien doit prendre une lame, devenir un guerrier et combattre ceux qui menacent sa survie.... Voilas en résumé ce film en animation de 2016, qui par son petit budget, trouvera peu d'issue que de finir sur le marché de la vidéo, et vendu sur quelques chaînes de streaming. Michael Johnson, le réalisateur, doit sans doute se caché, lorsqu'on voit le résultat, loin, très loin d'un qualité numérique digne de ce nom.