Les films disparus, oubliés, improbables, ou qui ont eut des parcours éclairs, comme des reconnaissances tardives.
Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.
Si vous êtes un véritable cinéphile, vous ne pouvez pas être passer à côté de "Dikkenek", film franco belge, réalisé par Olivier Van Hoofstadt, qui a eut son succès confidentiel, le menant presque à un statut de culte. Pour connaisseurs, car ce film est un OVNI, qui pourtant à l'époque, en 2006, s'offrait quand même un casting de choix, avec Jérémie Renier, Marion Cotillard, Mélanie Laurent, qui était en pente ascendante dans leurs carrières. Film qui depuis, à laisser son empreinte tant dans la comédie, que dans le cinéma belge, même si lors de sa sortie en salle, le film fut un échec, mais se rattrapant avec la vidéo qui fera fonctionner le bouche à oreille.
Dans le grenier, des films qu'on a cru être comme les dessins animés.
Si le titre vous rappelle un dessin animé des années 80, sachez que c'est justement l'erreur que bon nombre de gens feront en voyant le titre. En effet, si en 1986 on avait pu voir "Silver Hanks", ici c'est "Silver Hank", une production hongkongaise datant de 2004, et qui mettait en scène l'actrice Michelle Yeoh, également productrice. Mais d'une façon globale, le film reste assez moyen, on dira même qu'on a l'impression que c'est un film que l'actrice voulait faire dans grande conviction de lui apporter une réelle qualité narrative. Mais du coup, le film restera en exploitation en Chine, et uniquement exploiter en vidéo à l'international. Si le cinéma HongKongais a su faire sa place dans le cinéma international, c'est fort heureusement avec d'autres films que celui ci.
Dans le grenier, des films mal aimés mais qui trouveront avec le temps, une seconde vie.
En 1986, John Carpenter nous offrait sans doute le film le plus mal compris de sa carrière. En effet, restant fidèle a son réalisateur préféré, Kurt Russel accepta de s'embarquer dans cette histoire d'un chauffeur de camion, qui va tenter d'aider un nouvel ami chinois qui lui est redevable, a sauver sa sœur des griffes d'un obscure chef de gang de Chinatown, qui s'avère avoir des pouvoirs. Accompagner d'une jeune femme qui elle aussi à perdu sa protéger, ce petit monde va alors tenter de pénétrer le monde trouble de la petite chine, au main d'un maître de forces obscures. Sur le papier, sans doute Carpenter voyait là un petit film sous ton de comédie d'action fantastique. Sauf que lorsque le film sortira, celui ci sera peu, voir mal accueillit tant par le public que par la critique. De l'aveu de Russel, le film a sans doute aussi subit la concurrence car malheureusement, sortant en plein boum du Aliens de James Cameron. Mais finalement se sera avec la vidéo que le public redécouvrira ce film qui en réalité, jouait énormément la carte de l'anti héro, tant le personnage de Russel, pourtant de bonne volonté, sera parfois complètement dépasser par l'univers qui l'entoure. Aujourd'hui, ce film a retrouver ses lettres de noblesses même si encore une fois, ce n'est peut être pas forcément le meilleur film de Carpenter, qui pourtant mettra quand même pas mal de moyens dans sa réalisation. Et puis notons que ce film influencera pas mal d'autres cultures, surtout le personnage du méchant Lo Pan interprété par le célèbre James Hong, et aussi la présence de Kim Cattrall qui enchaînera pas mal de film dans cette période, jusqu'en 1995 ou après une petite traversée du désert et quelques films insignifiant reprendra le devant de la célébrité grâce à sa participation dans la série Sex and the City en 1998.
Dans le grenier, des films en plagiats ou copies, ou ce que vous voulez.
Dirigé par Christopher Cain, ce "Wheels of Terror" était en fait une version un peu édulcoré pour la télévision de ces films de conducteur en plein pétage de plomb, style "Duel" saupoudré à du "Hitcher" et "Christine". Mais comme pour tenter d'attirer un peu l'intérêt, on mettra dans le rôle principale Joanna Cassidy, que les fans de Blade Runner reconnaitront sans doute, dans cette histoire ou un violeur et tueur se balade dans une Dodge Charger 1974 noire et qui va petit à petit faire vivre un cauchemar à Laura, jouer par Cassidy. Mais on sent très vite que la réalisation ne cherche pas à faire de l'effet de style, et reste très classique dans sa réalisation, s'inspirant et puisant son inspiration dans les films thriller des années 70, une sorte de tentative de film "Grindhouse" mais complètement cliché.
Dans le grenier, des films en guise de suite, mais dont on cherche vraiment l'intéret.
En 1989 Robert Dyke, spécialiste de la réalisation de productions de séries B, nous offrait "Moontrap", film de science fiction qui s'offrait quand même le luxe à l'époque d'avoir au casting, Bruce Campbell et Walter Koenig, alias "monsieur Chekov" dans Star Trek Classic. Mais si le film ne verra jamais les salles, et sera essentiellement disponible qu'en vidéo, ça donnera l'idée en 2011 de remettre le couvert. Il faudra quand même attendre 2017 pour que "Moontrap : Target Earth" voit le jour, avec toujours Robert Dyke aux commandes. Mais le film suivra son aîné, qui ne sera finalement que diffuser en digital, sans grand succès, ni intérêts !
Dans le grenier, des films à l'idée de base pas dénuée de sens mais dont les traitements sont inaboutis.
Réalisé par Lennart Ruff, "The Titan", en coproduction américano, germano, anglo, espagnole, est un film qui nous conte la mésaventure de plusieurs volontaires dont Martin, qui acceptent un traitement pour leur permettre de pouvoir commencer la colonisation de Titan, l'un des satellites de Saturne. Mais au fur et à mesure les choses vont évidemment se compliquer car c'est un métabolisme humain, qu'il va falloir changer. Si le film avait été traité par Ridley Scott, peut être que ce film aurait eut meilleur presse. Mais le traitement, la réalisation, et même parfois la mise en scène largue un peu le spectateur et au bout d'un moment, on finit par s'ennuyer à mourir. Le film sortira en exclusivité Netflix mais rapidement se fera massacré par la critique. Alors à vous de voir sur pièce, dans cette version française.
Dans le grenier, des films qui ont bien exister, reflet d'une époque disparue.
"The Sisterhood" est bien un film américain, mais qui sera tourné aux Philippines, sans doute pour le climat, mais aussi parce que les coûts étaient aussi très bas. Du coup, pas la peine de tenter de faire du cache misère pour cette production réalisé par Cirio H. Santiago, qui nous contait la survie de femmes dans un monde post apocalyptique, en 2021. Certains auraient pu croire à un Mad Max au féminin, mais même la comparaison était sans aucun doute, trop ambitieuse. Non, pas de coronavirus pour décimer la Terre, mais un bon nanar post apocalyptique, comme on n'en fera plus dés sa sorti en 1989, même en France, sous le titre bien accrocheur de "Les Guerrières du Futur"....... on appréciera l'originalité !