Les films disparus, oubliés, improbables, ou qui ont eut des parcours éclairs, comme des reconnaissances tardives.
Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.
N'en déplaise aux amateurs de ce personnage popularisé sous l'écriture de Frédéric Dard, mais ce San Antonio, datant de 2004, fut un sacré sac de noeux. Produit par Claude Berri, ce film ce devait d'être à la fois film d'aventure, d'action, sur un ton de comédie. Sauf que ce qui devait être le retour de San Antonio à l'écran, commençait plutot mal. En effet, Gérard Lanvin sera prévenu 3 semaines avant le tournage, pour remplacer Jean Pierre Castaldi. Un réalisateur changer 10 jours après le début du tournage, voyant débarquer Frederic Auburtin sur un film qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Un tournage chaotique, une pression financière énorme, pour finalement un résultat qui sera très vite descendu par la critique. Même si le tandem Lanvin Depardieu avait de quoi fonctionner, même si la distribution était des plus étoffée avec de grand noms du cinéma populaire, le film fut un échec commercial retentissant. Un montage inadapté, un mauvais ciblage du public, un marketing et une communication désastreuse, très vite, les deux acteurs principaux firent le stricte minimum par solidarité avec Claude Berri, qui eut beaucoup de mal a ce remettre de ce film qui fut une tentative raté, inadapté, hors sujet par rapport au aspiration du public actuel. Un personnage qui pouvait mérité mieux, même si finalement, il fait partie d'une époque, d'une génération, loin d'être proprement dit un spectacle "familiale".
Petite perle que l'on pourrait qualifié d'historiquement improbable. Et pourtant. Sorti en 1985, sous son titre orignal d' "Odinochnoye Plavanye", titré en anglais par "The Detached Mission", ou en Français, "Le Soviet". Oui, il s'agit bien de la réponse soviétique au Rambo américain. Le pire, c'est que ce film fut distribuer à l'internationale, mais dont il est difficile de direqui a bien pu exploiter ce film aux USA. Réaliser par Mickail Toumanichvili, ce film d'action distribuer par l'URSS, racontait l'histoire d'un commando de l'armée soviétique, avec à sa tête une machine de guerre digne de Rambo, qui tente de déjouer après sa découverte par le KGB, une tentative de sabotage d'une réunion au sommet entre les deux blocs. Complot fomenté bien évidement par qui ? Les américains bien sur. Le film reprend les codes des films de guerre de propagandes, tels qu'ils été durant des années, plus particulièrement dans les films de série B. Un film qui fut tourner dans les deux langues, en anglais et russe, sans doute pour plus d'authenticité. Mais c'est sans doute l'un des classiques de ces films de propagande, en réponse aux cinéma hollywoodien qui a la même époque, continuait a produire des grosses machines commerciales ouvertement contre le méchant soviétique, même si dans cette époque le climat était déjà à la détente. Un film intéressant à voir pour ce rendre compte de ce qu'était, même dans le cinéma, la guerre froide dans un monde qui à changé. La preuve c'est qu'aujourd'hui, de plus en plus de grosse production viennent de Russie, et Hollywood lorgne de plus en plus sur un cinéma russe de plus en plus innovateur, malgré la situation géolopilique qui n'en finit plus de vouloir retourner les cartes.
Dans le grenier, des films engager, a double fond.
On ce souvient de l'affaire d'Omar Raddad, que la justice avait condamné pour le meurtre d'une femme, sur le simple fait qu'elle aurait marqué "Omar m'a tuer" de son sang sur une porte. La tendance étant à la télévision de produire des adaptations d'affaires judiciaires célèbres, donnait l'idée en 2011, de se lancer sur le format cinéma commerciale avec une affaire qui avait fait du bruit. Du bruit car avec les méthodes de l'époque, beaucoup de gens ont considérer que ce jardinier d'origine marocaine, avait été vite fait expédier en prison pour homicide volontaire, malgré des doutes évidents durant le procés. C'est l'acteur Roschdy Zem qui décida d'adapter l'histoire de cet homme qui fut finalement victime d'un imbroglio judiciaire qui semblait faire acquis de la culpabilité de "l'immigré" marocain. Gracier partiellement en 98, révisé en procès en 2001, la justice fera finalement faits et états qu'Omar Raddad n'était pas le criminel, de par des preuves ADN irréfutables. Une histoire que l'acteur réalisateur mettra en image en espérant remettre en évidence des failles dans un système qui finalement, c'était peut-être un peu trop avancer a condamné d'avance un homme, que la science rendra quelques années plus tard, innocent. Le combat d'un homme désemparer, complètement perdue entre un avocat légèrement incompétent, et une spirale médiatique qui montrait déjà du doigt l'immigré qui a tuer une française chez qui il travaillait comme jardinier. Cliché, pas forcément, dans une époque ou les préjugés ont eut tôt fait de condamner l'homme qui avait toujours clamer son innocence, mais broyé par la machine administrative, procédurière, ou malheureusement des évidences c'étaient perdues en route pour inciter le doute. Un film qui tente évidement de jouer le risque de l'amalgame d'une justice raciste ou tous simplement victime de dysfonctionnements, qui a échouer lamentablement, condamnant un homme qui à perdue des années de sa vie en prison, pour des détails que la justice n'avait pas explorer outre mesure, ou sous couvert d'une volonté d'ambition politique de faire un exemple en expédiant vite fait le jardinier dans les médias, comme étant le meurtrier sans erreur possible. Mais malgré l'attrait d'un sujet qui aborde les travers de la justice, et des implications politiques et médiatiques sur un événement concret, le public n'adhérera pas. Sans doute pas intéresser par un sujet qui les ramènent une fois de plus a un fait d'actualité qui peut en passionné certains, mais pas forcément pour un large public. Le film ne fut pas très soutenu également par la critique, reconnaissant un travail méritant, mais laissant le spectateur un peu perplexe sur une difficulté a faire la part des choses entre erreur judiciaire et procès raciste à charge. Il faut dire que lorsque le cinéma s'attaque a des sujets sensible, politiques comme judiciaires, en général, le message n'est pas trop apprécier et peu être casse gueule pour la promotion. Il n'en reste pas moins une réalisation un peu académique, pour un deuxième long métrage, qui passera quelque peu inaperçue en 2011, malgré une couverture médiatique non négligeable.
Dans le grenier, des petits films qu'on aimerait voir plus souvent.
Charles Binamé est réalisateur, et qui plus est, acteur et scénariste. En 2008, il sort son films "le Piège Américain", relatant les déboires d'un célèbre criminel québécois, Lucien Rivard, qui après avoir traité entre autres, dans des affaires criminels, non sans être impliquer également dans le French Connection, va finalement tomber pour ses affaires, non sans être impliqué dans l'assassinat de Kennedy. Il va donc tenter de comprendre, non sans être confronté a des gens qu'il ne contrôle plus, avant la chute finale, qui va le mener à la prison de Bordeaux, à Montréal, dont il s'échappera pour être repris quelques mois plus tard, et finir définitivement en prison, aux USA, ou il est encore aujourd'hui. Un film qui nous présente un personnage bien évidement méconnu en Europe, mais réputé au Canada. Un équivalent en notoriété de notre Jacques Mesrine, mais dans une époque ou les affaires avaient des codes, des règles, avant l’émergence d'un banditisme plus violent, sans foi ni loi. Un film doté d'un casting de choix parmi des acteurs du cru, avec aussi quelques acteurs français dont Gérard Darmon dans le rôle de Paul Damien Mondoloni, l'une des principales têtes corse du réseau de la French Connection des années 60. Evidemment, rares sont les films canadiens qui traversent l'atlantique pour envahir les salles françaises, mais ce film est une preuve flagrante d'un cinéma francophone canadien encore bien vivant.
Dans le grenier, des films qui touchent des points sensibles.
Green Zone était la nouvelle collaboration entre le réalisateur Paul Greengrass, et l'acteur Matt Damon, les deux ayant contribuer au succès de la franchise Jason Bourne. Mais contrairement aux apparences, le réalisateur britannique n'a pas fait là un film américain, car cette production de 100 millions de dollars, est aussi une coproduction franco hispano anglo marocaine. Et pour cause car le sujet n'aurait sans nul doute jamais été validé par une production uniquement américaine, pour un tels budget, au vu du sujet. Car cette fois ci, Matt Damon endosse le rôle d'un commandant de l'armée américaine, en poste en Irak, et qui va faire l'objet d'une mission un peu particulière dans ce qu'on appel "la zone verte", zone ouverte et pacifiée aux activités internationale et au gouvernement provisoire, qui va l'amener petit a petit a se rendre compte que les armes de destruction massive n'étaient qu'un faux prétexte pour déboulonné Saddam Hussein et instauré un régime "conviviale" avec les intérêts économiques américains. Témoin, preuves, arguments, le commandant va alors comprendre que l'organisation du gouvernement provisoire n'est qu'une mascarade, et que d'autres enjeux sont en cours, entre oligarques irakien, autorités corrompu et service secret US, comme aussi la présence de plus en plus affirmé de commandos non issus de l'armée américaine mais de compagnies privées, qui semblent agir en électron libre, au delà des prérogatives même de l'armée. Sorti en 2010, le film arrivait à l'époque ou la transition Bush, Obama était déjà entamé, et ou les soldats américains commençaient a rentré au pays. Polémique, car le film marque très clairement une position anti système, que des séries télé américaine tante de justifier en exposant justement des soldats en Irak, dans leurs quotidiens, leurs missions, la violences, la peur. etc... etc..... Le film tente par l'intermédiaire de ce personnage, de démonté une histoire ou finalement, une certaine élite irakienne ce fait le complice de certaines agences américaines pour maintenir un régime fantoche et par la même occasion, voir arriver des militaires privés, à la solde des intérêts américains, dont encore aujourd'hui, ces soldats sont en place pour ce substituer à l'armée américaine. Un sujet qui aurait pu attiré les curieux, mais finalement, malgré une bonne réalisation, et un montage efficace, le film fut un flop aux USA. Sans doute pas encore prêt à accepter certaines vérités, et, surtout parce que le film fut sortie en même temps que le Alice de Burton, qui éclipsa ses chances. En Europe, pas mieux. Le film n'aura pas les faveurs du public, y préférant le divertissement qu'a un film d'action avec une soupçon de dénonciation. Green Zone n'ira pas plus loin, engendrant une perte sèche, qui sera limite, compenser par le marché de la vidéo. Un film à voir, à l'occasion pour comprendre pourquoi il est si délicat pour le marché américain.
Un groupe de chercheurs, une forêt, des rochers, une recherche, et c'est le drame. Cette production franco suisse ce tente a être originale, changeant un peu des films américain dans la ligné de la survie face au psycho killer du coin. Ici, les deux réalisateurs, Jacques-Olivier Molon et Pierre-Olivier Thevenin, vont tenter de nous faire confronter a cet état de fait que finalement, une espèce que l'on croyait disparue depuis très très longtemps, est finalement toujours là, planqué dans ces coins des Alpes. Une histoire d'1h27, qui s'appel "Humains", datant de 2009, et qui a finalement quelques qualités pour sortir du lot. Scénario original, acteurs de talent, mais deux réalisateurs pour çà, c'est de la pure perte. Même si le soin est apporter à la lumière et à la mise en scène, le montage a des lacunes et l'histoire traîne parfois dans un rythme irrégulier, alors qu'on est quand même dans une durée de long métrage relativement court. Bref, un film qui finalement aurait pu faire bonne figure, si sans doute la durée avait été plus allonger pour un format adapter, permettant de développer un peu plus les personnages et l'environnement, ce qui fait perdre un peu le spectateur en route dans une histoire qui avait pourtant du potentiel. Dommage !
Directed by
Pierre-Olivier Thévenin Jacques-Olivier Molon
Produced by
Vérane Frédiani Franck Ribière Ruth Waldburger
Written by
Jean-Armand Bougrelle Frédérique Henri Dominique Néraud Silvan Boris Schmid[1]
Dans le grenier, des films de capes et de masques.
On ne présente plus le vengeur masqué, qui surgit du fond de la nuit, avec un nom, qu'il signe de la pointe de son épée, d'un Z qui veux dire ...... Zorro quitte le noir et blanc du petit écran pour retrouver le grand écran en 1975, dans une production franco italienne, réaliser par Duccio Tessari. Une des rares productions qui va réussir a circulé dans les salles obscures du fait que depuis les années 20, le personnage a été plus ou moins récurrent au cinéma comme à la télévision. Dans l'inconscient collectif, c'est le plus souvent la série télé de la fin des années 50, en noir et blanc (the sign of Zorro) qui revient le plus à la mémoire. Entre autres adaptations cinéma, celles de 1920 et 1925 avec Douglas Fairbanks, et celles récentes de 1998 et 2005 avec Antonio Banderas. Mais en Europe, on ne compte plus les adaptation souvent italiennes ou espagnoles, du vengeur marqué qui pour des raisons de droit, portait parfois le nom de "The Coyote". Rien que les coproductions italiennes avec les espagnols ou les français, se sont pas moins d'une vingtaines de versions qui furent ainsi réalisé entre les années 20 et les années 80. C'est donc dans les années 70 que fut produite cette Énième version avec, pour assuré le coup niveau commerciale, LA star française, Alain Delon dans le rôle titre.. Il est vrai qu'a l'époque cela ne manquait pas d'intérêt de mettre une star du cinéma européen en tête d'affiche pour un film qui était presque dans la période du chant du signe du cinéma italien, qui avait réussit a survivre grace a des productions américaines dans le genre "western" (souvent tourner en Espagne) dont les plus fameuses furent celles de Sergio Leone. Mais le cinéma d'aventure étant en déclin, pour un cinéma plus avant-gardiste, ce Zorro n'aura finalement pas marqué les esprits, marquant aussi pour l'acteur français, un tournant pour un cinéma plus d'auteur. Et du coup, Delon en Zorro, çà a comme quelque chose de surréaliste.