Les films du grenier n'est pas un blog de critique cinématographique mais plutôt une vitrine de films connus ou méconnus, d'expériences filmiques, d'anecdotes, de mise en avant de genres issus du cinéma commercial, d'auteur, indépendant, comme des série B, série Z, de la VOD, ou d'un lointain passé. L'occasion de découvrir ou redécouvrir des films, devenus cultes, ou complètement oubliés, dans la mesure de leurs disponibilités sur Youtube, ou ailleurs. Raison pour laquelle sur le nombre de post, certains n'ont plus le film disponible du fait de sa suppression du net.

mardi 25 juillet 2017

ASSAULT ON PRECINCT 13 (1976)

Dans le grenier, des films de grands, mais dont la reconnaissance aura été tardive.

On ne présente plus John Carpenter, qui pourtant fut amener au début de sa carrière a essuyer des plâtres. Et son "Assault on Precinct 13" n'aura pas été une mince affaire. Sorti en 1976, le film était issu des réseaux indépendants, réaliser avec 3 francs 6 sous, et par conséquent peu promu, et peu soutenu lors de sa sortie en salle aux USA. C'est en réalité en Europe, après un passage à Cannes au marché du film, que le film se fit remarqué, et commença a acquérir ses lettres de noblesse. A l'origine, ce film est inspiré de deux oeuvres majeures ; Rio Bravo et La Nuit des Morts Vivants. Assumer en tant que tels, Carpenter trouvera néanmoins le moyens de compenser ses manques de budget et arrivera a donner avec son équipe, un résultat qui défit la raison de son budget initial. Ce ne sera qu'avec les années que "Assault" acquerra sa notoriété,  alors qu'il devait s'appeler "Anderson  Alamo", pour finalement aller vers "The Siege" que la production préféra, avant de finalement opter pour "Assault on the Precinct 13". Même si finalement, en France comme en Allemagne, on retrouvera souvent le film dans des éditions vidéo sous le titre "Assaul" ou "The Siege". Avec les années, le film finira par se souvenir aux cinéphiles, du fait des succès de Carpenter dans les années 80 puis 90. Honneur, avant le remake de "The Thing", c'est en 2005 que Jean François Richet se voit confié par la Rogue Picture, la réalisation du remake d'Assault, avec Laurence Fishburne et Ethan Hawk. Mais encore aujourd'hui, lorqu'on prend en considération le budget ridicule de 100 000 dollars, on voit comment Carpenter est arrivé là ou il est aujourd'hui. Débrouillard, inventif, mais surtout, indépendant, et libre de toutes contraintes dont les majors américaines sont passer expertes pour parfois transformer des perles rares, en catastrophes ambulantes.

TRAILER

V.F.
Directed byJohn Carpenter
Produced byJ. S. Kaplan
Written byJohn Carpenter
StarringAustin Stoker
Darwin Joston
Tony Burton
Laurie Zimmer
Nancy Kyes
Music byJohn Carpenter
CinematographyDouglas Knapp
Edited byJohn Carpenter
(as John T. Chance)
Production
company
CKK Corporation
Distributed by
Turtle Releasing (US) Miracle Films (UK)
Release date
  • November 3, 1976
Running time
91 minutes
CountryUnited States
LanguageEnglish
Budget$100,000

BROCELIANDE (2002)

Dans le grenier, des films en guise de tentatives made in France.

Le cinéma de genre a toujours été un mouton noir dans le cinéma Français, préférant les films d'auteurs, d'arts, comédies, historiques, policiers..... mais faire un film fantastique, çà toujours été un genre assez casse gueule pour un film français. Même si l'on a quand même des réalisateurs qui ont su passer le cap, voir même s'exporter plutôt bien aux USA, certains films auront été des exemples a ne pas suivre. Et c'est en 2002 qu'on a bien essayé de nous vendre ce "Broceliande", signé Doug Headline, pour nous conté les mésaventures d'une jeune étudiante en archéologie, qui va participer a l'excavation d'un site en pleine forêt de Brocéliande. Un site qui apparemment, serait selon les experts sur place, la preuve de l'existence réel d'Arthur et de Merlin. Mais des phénomènes étranges vont se produire et des morts mystérieuses s'en suivre. Sur le papier, on pourrait se dire que çà pourrait tenir la route, même si c'est assez opportuniste. Mais le résultat à l'écran est un désastre. Non seulement le réalisateur n'arrive pas a trouver un style, mais en plus, la direction d'acteur est le pire de tous, qui vaudra d'ailleurs au film d'être classé parmi les pires de sa génération. La faute aux distributeur et producteur qui avaient commander ce film avec un petit budget, demandant au scénariste de faire un film pour "jeune". Mais même si la tendance était au film fantastique pour ado, l'art et la manière compte. Ce que les producteurs n'ont semblent ils pas vu dans ce sens, voulant certainement un petit film type "popcorn movie", pas cher et vite fait. Résultat, bide total.

TRAILER


Directed byDoug Headline
Produced byÉric Névé
Written byBenoît Lestang
Doug Headline
StarringAndré Wilms
Alice Taglioni
Alexis Loret
Music bySarry Long
CinematographyGuillaume Schiffman
Edited bySébastien Prangère
Production
company
Canal+
Gimages 6
Gimages Développement
La Chauve Souris
Natexis Banques Populaires Images 3
Pathé Renn Production
Pathé
TF1 Films Production
Distributed byPathé
Release date
  • 2 November 2002
Running time
95 minutes
CountryFrance
LanguageFrench

SIX BULLETS (2012)

Dans le grenier, des films avec des vieilles stars d'actions.

Haaaaa, Jean Claude. Il y a longtemps qu'il n'a pas côtoyer les salles de cinéma. Ses dernières prestations qui ont pu être vue sur grand écran, date de JCVD, et du Expendable qu'il avait tourné avec Stallone. Mais depuis prêt de 20 ans, Jean Claude écume les films de série B, en produit comme en a aussi réalisé. Parfois, s'offrant des avants premières dans les pays ou il a tourné, essentiellement Bulgarie, Roumanie, République Tchèque, ou Philippines, ou encore Hong Kong. Des pays ou il a encore une petite cote de popularité. Et ce fut le cas de ce "Six Bullets", datant de 2012, réalisé par Emie Barbarash, ou il interprète un vétéran, mercenaire a ses heures, qui va aidé un homme a se sortir d'une situation difficile, alors que sa fille a été kidnappée. Un film qui aurait presque un arrière goût de "Taken", pour ne pas dire légèrement plagié. Mais de toutes les manières, ce film ira directement sur le marché de la vidéo et de la VOD, comme beaucoup de films de Van damme, qui aujourd'hui n'est plus qu'une ombre de ses heures de gloire.

TRAILER



Directed byErnie Barbarash 
Produced byBrad Krevoy
Written by
  • Chad Law
  • Evan Law
Starring
Music byNeal Acree
CinematographyPhil Parmet
Edited byPeter Devaney Flanagan
Production
company
Distributed bySony Pictures Home Entertainment
Release date
  • September 11, 2012(Blu-ray/DVD premiere)
  • November 7, 2012 (Japan)
  • January 21, 2013 (Kuwait)
  • February 21, 2013(UAE and Bahrain)
Running time
115 minutes
CountryUnited States
LanguageEnglish
Budget$10 million

samedi 22 juillet 2017

CANNIBAL HOLOCAUST (1980)

Dans le grenier, des films censurés, interdits, oubliés, mais pourtant cultes.


Dans les films d'horreur, il y eut l'apparition dans les années 60 du genre inspiré du grand guignol français (une genre théâtrale de boulevard, comédie mais sanguinolente) qu'on a appelé, "le gore". Des films qui ne se contentaient pas de suggérer mais aussi de montrer. Et dans le genre, certains ont été parfois très loin. Qui n'a jamais crains de regarder un jour, ce "Cannibal holocaust", production italienne mais a vocation internationale (tourné en anglais) qui abordait la thématique des tribus cannibales. Réalisé par Ruggero Deodato, ce film sorti en 1980 fut censuré dans certains pays, condamnant son exploitation au marché vidéo, encore très timide en Europe. Même si aujourd'hui on a fait évolué le visuel, à l'époque, "Cannibal Holocaust" était considéré comme un film poussant assez loin les scènes au réalisme, sur fond de jeunes journalistes qui partent dans la jungle amazonienne, pour tenter de trouver des peuplades complètement isolées, et encore vierge de tous contact avec la civilisation moderne. Sauf que cette équipe va disparaître. Seuls leurs films vont être retrouver. Et c'est un anthropologue a New York qui va étudier dans le cadre d'une émission de télé, les contenus de ces films. Ce qu'ils vont découvrir va évidemment les mettre a rude épreuve, du fait qu'en réalité, nos journalistes ont bien trouver une tribu, mais une tribu de cannibales. Le film, autrement son contenu, ouvrait surtout un genre narratif qui allait être repris plusieurs années plus tard dans "Projet Blair Witch", ou l'on relate en fait les événements qui se sont produit a des individus, par l'intermédiaire de leurs enregistrements vidéos. Mais pour "Cannibal Holocaust", la douche sera froide, car en plus de la censure, le film va être décrié pour certains contenus très durs concernant les animaux. Car le réalisateur a bel et bien utiliser de vrais animaux qui se font tuer, ce qui a poser pas mal de problème dans certains pays, surtout aux USA, ou déjà, les réglementations en matière de production cinématographique, interdisaient toutes maltraitance envers les animaux. Alors forcément, quand la censure américaine a vu le film pour la licence d'exploitation, le film fut définitivement interdit. Il ne sera disponible qu'en vidéo, édité en 1981, mais tout autant bannis. Idem en Australie, en Nouvelle Zélande, en Finlande, en Norvège. En Australie, la levé de la censure ne sera opéré qu'en 2005. Mais le pire fut en Italie, ou le réalisateur fut arrêté après la première, la justice pensant que les rumeurs comme quoi il y aurait eut des sévices sur des perosnnes, étaient fondé. Le réalisateur fut disculpé, mais fut quand même reconnu coupable de cruauté du fait que 6 animaux furent tuer durant le tournage. Deodato présentera une version remonté et coupé des scènes dérangeantes, pour pouvoir quand même sortir en vidéo aux USA. Ce ne sera qu'en 1984 que le film pourra finalement sortir dans sa version non coupée. En Grande Bretagne, il a faillit sortir en vidéo, mais les instances prirent de justesse la décision de le censuré, classifiant "Cannibal Holocaust" dans une liste de films "insanes", dans lequel il fait toujours parti. Depuis, le film a suscité des convoitises, comme en France, ou il fut disponible dans sa version intégrale en vidéo uniquement, mais avec avertissement. Et finalement le film a finit par se faire oublié, sauf chez les amateurs du genre, qui a amener pas mal d'autres réalisateurs a vouloir s'inspiré de ce film pour exploité le filon. C'est en 2013 qu'Eli Roth offrit "Green Inferno" qui n'était pas proprement dit un remake de ce film, mais plutot un clin d'oeil clairement assumé, en hommage au film de Deodato, qu'il rencontra d'ailleurs lors du tournage de "Hostel II", ou d'ailleurs, Deodato fait une caméo. Quant a "Cannibal Holocaust", il reste encore aujourd'hui un film rare, difficile a trouvé dans des éditions pourtant récentes, ce qui fait qu'il fait encore parti de ces curiosités que les cinéphiles avertis ce doivent d'avoir vu au moins une fois. Clairement, âme sensible s'abstenir !

TRAILER

V.O. (film interdit aux moins de 18 ans lors de sa sorti en France, actuellement sous une interdiction moins de 16 ans avec avertissement)
Directed byRuggero Deodato
Produced by
  • Franco Di Nunzio
  • Franco Palaggi
Screenplay byGianfranco Clerici
Starring
Music byRiz Ortolani
CinematographySergio D'Offizi
Edited byVincenzo Tomassi
Production
company
F.D. Cinematografica
Distributed byUnited Artists Europa
Release date
  • 7 February 1980
Running time
96 minutes
CountryItaly
Language
  • English
  • Spanish
Budget
  • US$100,000[1]
  • (adjusted by inflation: $329,986)
Box office$200 million

BATTLEFIELD EARTH (2000)

Dans le grenier, des films qui ont une réputation qui leur colle à la peau.

Si je vous dis Roger Christian, John Travolta, Barry Pepper, Forest Whitaker, vous ne pouvez pas tomber à coté. "Battlefield Earth", un film SF qui sera le bébé de Travolta, tant le film ce voulait être la transposition à l'écran du roman de Ron Hubbard sorti en 1982. Hubbard, le fondateur de la scientologie, dont il n'est plus un secret que Travolta, comme Tom Cruise, en sont les célébrités vitrine. Alors forcément, traînant l'étiquette scientologie, le film était déjà mal parti pour pouvoir faire un succès. Puis, quand on regarde le contenu, on se dit qu'en effet, il y a vraiment des gens pour jeter l'argent par les fenêtres. Mieux, on se rend compte de la débilité de certains éléments de l'histoire, qui, en résumé, met notre planète sous le joute d'une race d'extra terrestre qui ont décimé l'espèce humaine de la surface de la Terre, laissant après des centaines d'années, quelques tribus revenu à l'âge de pierre dans les ruines de ce qui fut leurs civilisations. Mais un jeune chasseur va être sujet a forger une révolte, et c'est là qu'évidemment çà va partir en vrille. Car non seulement çà manque totalement de crédibilité, mais en plus, le film a clairement oublié que dans "science fiction", il y a le mot "science". Le verdict sera terrible tant financier que critique. Et même encore aujourd'hui, on peu dire que ce film sera le début de la chute de Travolta en tant qu'acteur, qui aujourd'hui est obligé de participer a des films de séries B pour gagner sa vie, entre autre participation a des films de majors, qui depuis pas mal d'année, ne lui ont pas proposer beaucoup de premier rôle. Ne parlons même pas des producteurs, "Franchise Company" qui n'arriveront jamais a se relevé de l'échec commercial de ce film, qui plombera leurs finances durant quelques années avant de finalement être mis en faillite en 2007.

TRAILER

V.O.


Directed byRoger Christian
Produced by
Screenplay by
Based onBattlefield Earth
by L. Ron Hubbard
Starring
Music byElia Cmiral
CinematographyGiles Nuttgens
Edited byRobin Russell
Production
company
Distributed byWarner Bros.
Release date
  • May 12, 2000
Running time
117 minutes
CountryUnited States
LanguageEnglish
Budget$73 million
Box office$29.7 million

TIME SLIP (1979)

Dans le grenier, du film classique au pays du soleil levant.

Sans doute les jeunes générations ne se souviennent ou n'ont jamais entendu parler des "Guerriers de l'Apocalypse". Un titre français pour ce "G.I. Samurai", ou encore "Time Slip", les titres anglais tout aussi improbables, pour ce film japonais de 1979, qui bénéficiera d'une exploitation international assez élargie. Dans son titre original "Sengoku jieitai and Sengoku Self Defense Force", ce film réalisé par Kosei Saito, nous contait l'histoire de soldats de l'armée de défense passive japonaise, qui, pendant des manoeuvres, se retrouvent 400 ans en arrière, au temps des samouraïs et des shoguns, en pleine guerre entre deux seigneurs pour le pouvoir. Nos soldats semble vouloir prendre parti pour l'un d'entre eux, croyant que leurs armes modernes feront la différence. Mais ce sont les valeurs morales et de courages que ces soldats du 20ème siècle vont devoir ré apprendre. Evidemment, il ne faut pas aller chercher les anachronismes et problèmes de continium espace temps dans ce film, tant le message de fond du film n'a rien à voir avec le voyage dans le temps. Non, ce qui est clairement établit dans ce film c'est tous simplement la différence culturelle et morale d'individus pourtant issue du même pays, mais que l'histoire a fait évoluer d'une façon peu glorieuse. Car sans le dire ouvertement, ce que le film dénonce, c'est l'asservissement d'un Japon moderne, a une culture occidentale, et qui a fait perdre beaucoup de la tradition et de l'histoire. Si  en effet, le Japon médiéval ne manque pas aux Japonais qui ne souhaiteraient pas revenir à une société féodale, ce sont plus les valeurs individuelles que nos soldats tentent de réapprendre par rapport a des codes d'honneurs que l'occidentalisation a fait parfois disparaître, surtout depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le film ne fait pas l'éloge de l'esprit guerrier, mais plutôt de certaines valeurs spécifiques a la culture japonaise, que l'américanisation de la société a corrompu sur pas mal de points. Bref, si le film arrive a avoir un coté divertissant, comme aussi un coté dénonciateur, c'est plus le coté divertissant qui aura attiré le public. Mais aujourd'hui, si ce film fait parti des classiques du cinéma japonais, ailleurs, il a été totalement oublié. Jusqu'en 2015, ou sorti sur les écrans un remake sous le titre de "Samurai Commando : Mission 1549" qui subira plusieurs modification scénaristique par rapport à l'original, surtout au niveau de la fin.

TRAILER

V.F.
Directed byKōsei Saitō
Produced byHaruki Kadokawa
Takeshi Motomura
Written byRyo Hanmura (novel)
Toshio Kamata
StarringSonny Chiba
Music byKentaro Haneda
Distributed byToho
Release date
  • 1979
Running time
139 minutes
CountryJapan
LanguageJapanese
Budget$9,000,000